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Le journal des Maternelles


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 9h00 sur France 5

– Une grossesse, ce n'est pas rien. Je me suis posé énormément de questions pendant tout le parcours. Je n'ai profondément compris les motivations et la part d'altruisme... Ily a d'autres pays comme en Grande-Bretagne ou au Canada où il n'y a pas de compensation. C'est altruiste et non commercial. Quand bien même il y a cette compensation aux Etats-Unis, au moment de la naissance de son enfant, quand on est avec cette femme... Dans ses yeux et dans nos yeux à ce moment-là, on comprend la part d'altruisme, on comprend que c'est par altruisme qu'ily a de l'altruisme.
– Bru Muller : Les liens entre vous 2 et la mère porteuse
– Laurent Beaufils : J'ai fait un album qui raconte toute la conception, la naissance et la 1re année des enfants. C'est très important pour moi à la maison de regarder cet album avec eux.
– Bru Muller : J'imagine que c'est indispensable d'expliquer qu'il n'y a pas de tabou avec les enfants.
– Dr A.Pfersdorff: Il faut expliquer au fur et à mesure que l'enfant grandit. J'en vois en consultation. Il n'y a pas de tabou. Il faut aussi se méfier des générations au-dessus.
– Bru Muller : Le mieux, c'est encore d'écrire un livre.
– Laurent Beaufils : Au départ, je ne pensais pas forcément à envoyer mon livre pour publication. Mais il y avait cet exercice de transparence totale pour la famille.
– Bru Muller : Vous allez connaître plusieurs échecs, une mère porteuse qui, au dernier moment, par mail, vous annonce qu'elle ne va pas le faire. La 4e ou la 5e tentative est la bonne. La mère porteuse s'appelle Tracy. Comment vous apprenez qu'elle est enceinte?
– Laurent Beaufils : C'était une semaine après le transfert d'embryon. Elle demande l'autorisation à la docteure. Je reçois un mail avec le test de grossesse. Elle nous dit qu'on est sur la bonne voie.
– Bru Muller : Et ensuite, la 2e grossesse et l'amour dans votre famille. Je suis très content qu'on ait pu en parler. C'est assez rare de parler de ce thème de façon dépassionnée. Merci, L.Beaufils.
– Agathe Lecaron : Merci. Ce qui suit est hyper culpabilisant. On va vivre une parenthèse de culpabilité...