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C dans l'air


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 4h55 sur France 5

– Il l'a dit plusieurs fois publiquement. Il s'est dit: "S'il y arrive, laissons-le faire." Il n'y a pas eu de bras de fer terrible entre les 2 hommes. Il a fallu un mois. Perdre un mois, c'est toujours dommage dans un conflit comme ça. En même temps, ça a sans doute permis aux uns et aux autres de prendre leurs marques, d'avancer quelques pions, d'avoir l'impression qu'on négociait plus qu'avant. Ce n'estjamais complètement perdu, mais c'est probablement un pas de clerc qu'on aurait pu éviter.
– César Roux : C'est un recul OU une OUVGFÎUFG vers un compromis?
– N.Saint-Cricq: Une ouverture vers un compromis. Si on veut être honnêtes, on peut regarder les avancées d'E.Philippe. Il y en a eu. On peut aussi regarder les reculades de L.Berger. L.Berger ne voulait plus du tout un âge d'équilibre dans la loi. Les négociations, ce sera plutôt fin avril que juillet On avait l'impression qu'ily avait un face-à-face délirant entre L.Berger et E.Philippe, et qu'ily en aurait un qui serait obligé de capituler. Manifestement...
– César Roux : Ils ont tous gagné?
– N.Saint-Cricq: Pour les semaines qui viennent. On en reparlera. La perte de temps donne un argument à plusieurs syndicats: "Faire la grève a permis d'obtenir quelque chose." Il y avait tellement de choses mal ficelées dans le projet depuis le début que ça aurait été encore pire si ça n'avait pas été retiré.
– César Roux : Ily a quand même des gens qui font la grève et qui perdent une partie de leur salaire. Certains sont dans les transports depuis 40 jours... Certains sont très handicapés dans leur quotidien. Y a-t-il une stratégie derrière cela? Est-ce que ça a été au petit bonheur la chance?
– N.Saint-Cricq: Le machiavélisme dénoncé par M.Le Pen... C'est créditer le gouvernement depuis le début d'une espèce d'organisation merveilleuse. Ce n'est pas le cas, d'après ce qu'on voit. Ils ont tenté quelque chose. A un moment donné, L.Berger parlait comme P.Martinez. La CFDT était pour ce régime. A un moment, on ne pouvait pas renvoyer tous les syndicats du côté des radicaux.
– Bénédicte Mathieu : L'erreur d'E.Philippe a été de sous-estimer la position dure de L.Berger.