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Passage des arts


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 0h55 sur France 5

– On regarde un extrait de la bande-annonce.
– Je ne pars pas avec toi.
– Qu'est-ce que vous lui trouvez ?
– C'est vrai ce qu'on raconte sur tes rapports avec Léon Blum ? Tu serais prête à tout laisser tomber pour un vieux politicard ?
– Vous êtes têtue.
– Il n'y a que vous.
– La défaite va être terrible et on va me la faire payer très cher.
– La police a arrêté M. Blum.
– Mon beau-père a besoin de tout le monde pour tenir le coup.
– Vous êtes mon ange gardien.
– Je n'aime pas ce que vous montrez. 'Ça gêne qui?
– Blum est parti.
– Comment ça ?
– Assigné au fort du Portalet.
– C'est où ? Pourquoi on vous a mis ici?
– Pour nous humilier. Mandel, Reynaud...
– "Le procès actuel n'est plus le procès de la France..." Un jour, ça va finir. "Mais il sera fatalement le procès de la République." Je vous aime, Blum. Je vous aime.
– Il faut que vous quittiez la France.
– Je préférerais être en prison avec vous que vivre sans vous.
– Cette femme est irrépressible.
– Vous voulez dire incontrôlable ?
– Vous voyez une fin à ce désastre ?
– Votre détermination force l'admiration.
– Je suis liée à lui.
– Hippolyte Girardot incarne Léon Blum. Cette Jeanne Blum est une femme avant tout libre et très moderne.
– Oui, c'est une femme bourgeoise qui a été mariée à Henry Torrès puis à Reichenbach, le créateur du Prisunic. Elle est tombée amoureuse de Blum à 16 ans et quand la guerre éclate, elle décide de ne pas lâcher cet homme au lieu de partir en Amérique avec sa famille. Elle dit :"Je vais devenir la femme que je dois être. "Je vais suivre mon instinct, mes envies et l'homme que j'aime."
– Jusqu'à sa captivité à Buchenwald, plus exactement à côté.
– En résidence surveillée.
– Ce qu'on apprend.
– Il était une monnaie d'échange car il avait du poids.
– On voit les vrais personnages dans cette captivité, dans une maison qui jouxte le camp que vous allez découvrir à la libération. L'horreur du camp.
– Ils sentent les odeurs. Ils ne se doutaient pas que c'était comme ça. Ils ignoraient ce qui se passait à côté. Elle estjuive et elle va voir Laval : "Je veux suivre l'homme que j'aime". Philippe Torreton joue Laval. Et elle lui demande de rejoindre l'homme qu'elle aime. Elle se fait interner. C'est une femme libre avec une petite dose... L'autre fois, je pensais à "Adèle H.", ily a des points communs avec une héroïne tellement aimante, ily a une dose de folie qui me plaisait dans cet abandon, ce côté irrationnel de cette femme qui va suivre l'homme qu'elle aime.
– Mais qui va l'épouser, aussi. Il est veuf. Il peut l'épouser sur le tard. Il terminera sa vie avec elle.
– Ils vont vivre à Jouy-en-Josas. Il meurt en 1950. C'est vrai que... C'est rare les scénarios avec la petite histoire dans la grande et là, ça le révélait tellement ! Ça parle de Léon Blum... On dit