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C à vous la suite


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 0h35 sur France 5

– J.-C.Grangé: Je pense que la fascination vient du fait que ce n'est pas un fait divers. C'est une fiction. On peut le comparer aux contes qu'on raconte aux enfants. Les enfants adorent les histoires qui font peur parce qu'ils savent que ce sont des histoires. Je crois que l'adulte retrouve un peu ce frisson avec mes livres. Le temps du livre, toutes ces horreurs, c'est de la fiction. C'est très différent des faits divers qu'on peut voir à la télé.
– Mike Ruggieri : France 2 vous a demande d'édulcorer un peu ou pas du tout?
– J.-C.Grangé: Pas du tout. Depuis le début, ils ont dit: "On veut du Grangé, on y va!" Ils n'ontjamais dit de me calmer.
– Mike Ruggieri : Le roman "Les Rivières pourpres" avait été adapté au cinéma par M.Kassovitz en 2000. Un carton à l'époque, 3 millions de spectateurs. Ily a eu un 2e opus. Est-ce que déjà, à l'époque, vous vous disiez que ça pourrait faire une série télé? A l'époque, j'avais déjà cette position que j'ai toujours de ne pas vouloir utiliser des personnages récurrents, de ne pas retravailler sur des profils de flics que j'ai déjà inventés. Mais ily avait déjà un projet de série qui n'a pas abouti. Récemment, j'ai eu une série d'idées d'histoires qui se passent à chaque fois à la campagne, avec des gendarmes. On avait besoin du flic aguerri qui connaît bien la violence ésotérique.
– A.-E.Lemoine: C.Pasqua vous a inspiré un flic?
– J.-C.Grangé: Dans un autre livre. J'ai écrit une saga familiale où le papa est un super flic devenu un politique, assez proche d'un type avec une poigne de fer. Mes personnages sont assez...
– A.-E.Lemoine: C.Castaner pourrait se retrouver dans un roman?
– J.-C.Grangé: Non.
– Pierre Lescure : L'écriture, pour vous, a commencé par le journalisme.
– J.-C.Grangé: J'ai eu une grande période avant mes romans où j'étais grand reporter. Mes 1ers romans et même aujourd'hui, sont toujours nourris de mes souvenirs... J'avais une vie incroyable.
– Pierre Lescure : Vous travailliez pour des agences de presse. Vous étiez tout le temps à travers le monde.
– J.-C.Grangé: Et free-lance. Je partais avec mes sous et mon copain photographe.