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Urgences psychiatriques de Lyon : voyage au coeur de la folie

Enquête exclusive


diffusion le lundi 13 janvier 2020 à 0h25 sur M6

– Il y a des journées avec, où ça se passe bien, et ily a des journées où ça se passe moins bien, où on prend beaucoup, beaucoup sur nous, on attrape toutes les émotions des gens qui nous appellent, car on est vraiment le premier maillon. Donc, on absorbe toute cette souffrance, quand ils nous appellent. Ces journées sont plus compliquées, donc, il faut savoir les gérer. Merci beaucoup de votre témoignage.
– Je vous en prie.
– Après l'appel et en fonction des besoins, une équipe est dépêchée sur le terrain. Elle est confrontée, parfois, à des cas extrêmement graves, comme l'équipe du docteur Lionel Lamhaut, que nous avons vu opérer à coeur ouvert, en plein Paris, avec l'ECMO. L'ECMO, c'est une invention française...
– L'ECMO elle-même n'est pas une invention française. Ce qu'on a développé, c'est la projection par des médecins urgentistes de pouvoir la mettre n'importe où, dans n'importe quelle circonstance. C'était principalement un outil qu'on utilisait au bloc opératoire, pour les remplacements de coeur et les choses comme ça.
– Vous l'avez rendue mobile.
– On la rendue mobile et accessible par des non-chirurgiens, pour la mettre en place.
– Vous m'avez dit à l'instant qu'ily a une ambulance qui va installer une ECMO en haut d'une grue ? Pour un grutier qui a eu un arrêt cardiaque ?
– Exactement. L'intérêt de la technique qu'on a développée, c'est de se projeter sur les lieux de l'arrêt cardiaque. Car c'est une course contre le temps. Chaque minute qu'on perd, c'est de la vie en moins. L'idée est qu'ily a des patients qui ne pourront pas rejoindre l'hôpital dans des temps suffisants pour avoir ce dispositif. Nous, on va se projeter sur place, comme aujourd'hui, dans un appartement, n'importe où, là où ily a l'arrêt cardiaque.
– Ce qui n'empêche pas que, en cas d'arrêt cardiaque, c'est dans les 2 min qu'il faut pratiquer le massage cardiaque.
– C'est essentiel. On peut faire de l'ECMO, ce que vous voulez, nous les docteurs, si vous, citoyens, vous n'intervenez pas dans les toutes premières minutes pour réaliser le massage cardiaque et la défibrillation, on ne pourra rien faire, car le cerveau sera mort.