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Urgences psychiatriques de Lyon : voyage au coeur de la folie

Enquête exclusive


diffusion le lundi 13 janvier 2020 à 0h25 sur M6

– Malgré l'engagement sans faille de ces médecins, aides-soignants ou infirmiers, le monde hospitalier semble aujourd'hui arrivé à bout de souffle. Depuis le mois de mars 2019, le personnel de l'hôpital public est régulièrement en grève. Dernière manifestation en date : le 17 décembre dernier. Des milliers de voix rassemblées pour demander plus de moyens et d'effectifs, pour soulager des services débordés. Au SAMU de Paris, à l'hôpital Necker, nous rencontrons Pierre Carli.
– Bonjour !
– Ici, c'est le chef du service du SAMU, un maillon central et essentiel dans la chaîne des soins, où tout commence par un coup de fil au 15, le numéro d'urgence. Il fonctionne pour l'ouest parisien ?
– Pour toute la Ville de Paris, tout le département 75. Ily a huit SAMU, en Ile-de-France. Il a un rôle un peu particulier, car dans les événements exceptionnels, il va coordonner l'action des sept autres SAMU, mais au quotidien, chacun de ces départements traite ces appels. Ici, ily a donc plus de 3000 appels parjour.
– Quand il n'est pas patron des urgences, le professeur Carli prend part aux projets gouvernementaux pour soigner les hôpitaux. Il a notamment aidé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, à mettre en place le service d'accès aux soins, le SAS. Cela devrait permettre à un patient de joindre un professionnels 24h/24, pour l'orienter vers le meilleur traitement possible. Est-ce que ce qu'a annoncé la ministre, Agnès Buzyn, le service d'accès aux soins, c'est satisfaisant ? C'est vraiment l'avenir ?
– C'est une avancée importante. Pour faire baisser la pression sur les services d'urgence, c'est l'ensemble du système qui doit se mobiliser. Le SAS répond à cette demande. C'est un concept difficile à mettre en place, car nous devons tous nous mobiliser, former les personnels, injecter les moyens nécessaires...
– Et la cheville ouvrière, c'est le SAMU ?
– Ce n'est pas la cheville ouvrière, c'est un des partenaires forts. L'autre partenaire, c'est la médecine générale.
– Dans ce centre d'appel, deux médecins généralistes sont quotidiennement présents, pour répondre à l'urgence.