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Urgences psychiatriques de Lyon : voyage au coeur de la folie

Enquête exclusive


diffusion le lundi 13 janvier 2020 à 0h25 sur M6

– La super bonne nouvelle, c'est que j'arrive à déglutir sans que ça me fasse mal. Du coup, j'arrive à manger. Donc, je vais reprendre des forces. Ca, c'est bien.
– Gabriel a frôlé la mort. Pourtant, il n'a pas le profil de la victime d'infarctus : sportif accompli, il a déjà couru trois fois le marathon de New York.
– J'aimerais savoir quand je peux recommencer à faire du sport et ne pas être tout le temps dans le stress de me dire : "Putain, si je cours, juste pour faire le con, "je vais tomber comme une merde."
– Sa femme, Solène, est à son chevet depuis le drame, avec le frère de Gabriel. Elle aussi courait le marathon de Paris, jusqu'à ce qu'un membre du SAMU l'arrête.
– La personne m'a expliqué qu'il avait un problème cardiaque. J'avoue que, sur le moment, j'étais tellement fatiguée et choquée que je n'ai pas tout compris tout de suite.
– Ma dernière mémoire, c'est de voir la beauté de l'opéra Garnier, de prendre le virage et de descendre vers la rue de Rivoli. Et là, je ne me rappelle de rien. La première fois que je me rappelle de quelque chose, c'est de voir la vue floue de mes amis qui m'entourent, et moi qui suis sur un lit d'hôpital. Je me dis que j'ai une chance inouïe. Après, on pense aussi à tout ce qu'on aurait pu laisser derrière soi. Donc, ma famille, mes enfants, ma femme.
– Aujourd'hui, tout va bien ?
– Oui. En particulier aujourd'hui. On se sent chanceux avant tout, de pouvoir continuer ensemble et avec nos enfants.
– Mais je ferai un autre marathon, c'est certain.
– En moyenne, 3 % des victimes d'arrêt cardiaque survivent. Alors, les médecins se battent pour faire mentir les statistiques. Grâce aux efforts d'Alice et de Lionel, le bloc opératoire mobile est déployé, petit à petit, dans plusieurs villes de France, et l'urgentiste a commencé à former des médecins aux Etats-Unis, en Angleterre et en Italie.
– Le matos ECMO, on va le mettre de ce côté.
– Après six mois d'acharnement et d'émotions fortes, Emilie, elle, a validé son stage au SAMU de Paris. Elle poursuit son internat dans un service de pédiatrie.