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Comment sortir de l'impasse ?

Vous avez la parole


diffusion le jeudi 9 janvier 2020 à 21h10 sur France 2

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–  J.-M. Blanquer : Je réponds sur ce point... Aujourd'hui, quelle est la situation des enseignants? On est assez mal payé en début de carrière, encore un peu plus mal en milieu de carrière et puis on récupère en fin de carrière. Le système actuel repose sur les six derniers mois. Il permet de tenir compte de ce niveau assez élevé en fin de carrière. Il y a une sorte d'accord, donc... Ce que nous disons, c'est que nous maintenons l'avantage du système actuel. Aujourd'hui, c'est 2.600 euros en moyenne, ce que touche un enseignant à la retraite en France. On garantit cela et pour y arriver, on augmente les salaires. Il y a une très grande logique derrière cela et c'est un grand effort pour la nation. Cet effort est justifié...
– P. Martinez: L'Education nationale, c'est primordial, essentiel!
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– J.-M. Blanquer: Merci de ne pas m'interrompre... Vous avez le discours d'une ministre de l'Education nationale d'investir davantage dans l'éducation du pays. Ce qui nous inspire, pour la retraite comme pour l'éducation, c'est d'investir dans l'avenir du pays. On devrait quand même être d'accord là-dessus!
– P. Martinez: Mais ce que vous proposez, ce n'est pas le cas!
– L. Salamé : Pourrait-on donner la parole aux femmes!
– Et tant qu'à faire, aux enseignants... Plusieurs choses ont été dites. On est d'accord, vous nous parlez de nous augmenter pour compenser les pertes dont vous avez reconnu qu'elles seraient extrêmement importantes. Or, vous dites aussi que nous sommes moins bien payés que la moyenne des pays comparables au nôtre. La preuve en est qu'on a de plus en plus de mal pour avoir des enseignants titulaires.
Donc il faut parler de compensation, puis de vraie revalorisation. Après, il faut un investissement dans le service public. Ce sont des choix financiers. Moi, mon quotidien, ce n'est pas cette impression que j'ai. Je n'ai pas l'impression que la France investisse dans l'éducation. Dans le 93, on a 700 contractuels aujourd'hui dans les classes. Ce sont des gens qui ne sont pas formés, qu'on présente comme des enseignants qui vont former les futurs citoyens.
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