logo Le moteur de recherche de la télé

C à vous


diffusion le jeudi 9 janvier 2020 à 19h00 sur France 5

– On n'a pas vu quelqu'un dire à un imam: "Cet islam que tu me présentes, ce n'est pas le mien etje récuse ton interprétation." L'affrontement direct est très difficile. Les gens préfèrent des stratégies d'évitement ou déménager quand ils le peuvent.
– A.-E.Lemoine: Je rappelle votre livre. Merci d'être venu. Restez avec nous. Ce n'est pas le Brexit qui fait la une de la presse britannique, mais le Megxit. Le prince Harry et son épouse ont décidé de renoncer à leur rôle de premier plan dans la famille royale britannique pour s'installer une partie de l'année au Canada. "Ils ont pressé le bouton de l'arme nucléaire", selon les tablo' l'ds.
– A.-E.Lemoine: Pour en parler, A.de Clermont-Tonnerre, la directrice de la rédaction de Point de vue. Merci pour votre présence. Cette annonce fait la une de quasiment toute la presse britannique. Les Anglais sont entre stupeur et consternation. C'est une décision choquante ou moderne? choquante, je ne crois pas, mais maladroite, oui. Le faire sans prévenir la reine, le prince Charles, tout l'organisme de la "firme", c'est maladroit. C'est contre-productif pour eux. Ils ne savent pas très bien où ils veulent aller. Rien n'est définitif. Ils avaient commencé à en parler avec la famille il y a une semaine. Je ne crois pas que ce soit favorable de précipiter les choses.
– A.-E.Lemoine: "C'est presque comme si rien ne comptait pour ce couple en dehors de son bonheur immédiat..." C'est ce qu'écrit une journaliste du Daily Mail. Vous êtes d'accord? Ils se sont un peu déconnectés. Ils avaient une volonté d'avoir une action positive sur le monde. 20 mois plus tard, ils jettent l'éponge. Ils se sont déjà un peu plaints à la suite de leur voyage en Afrique du Sud. C'est assez malvenu, quand on est dans un pays qui a connu ce qu'il a connu, d'aller se plaindre sur leur mode de vie et leurs difficultés.
– A.-E.Lemoine: La famille royale a fait savoir qu'elle comprenait le désir du couple.
– A.de Clermont-Tonnerre: La langue officielle, c'est qu'ils auraient dû en parler plus tôt, et qu'ils auraient dû régler la question de l'indépendance financière.