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Chili

Terres extrêmes


diffusion le jeudi 9 janvier 2020 à 20h50 sur France 5

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– Ils attrapaient l'eau.
– L'eau en suspension dans la "camanchaca" précipite, au contact des lichens sur la roche verticale, et s'écoule le long de la paroi, pour remplir les récipients.
– C'est un cadeau de la nature, qui donnait de l'eau aux peuples anciens et inspire les scientifiques. Ça nous donne la clé.
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– En s'inspirant de la nature et des techniques ancestrales, Pablo a développé un attrape-nuage qui alimente sa station expérimentale et préfigure les futures villes du désert. Comment ça fonctionne ?
– Le nuage est composé de milliers La goutte est piégée dans la maille, puis une autre goutte, qui finissent par former une plus grosse goutte. Grâce au vent, les gouttes passent de triangle en triangle. Entraînées par la gravité, elles tombent dans ce conduit. C'est un système très basique et l'idée est de le conserver ainsi. Ce système est simple et permet à tous, dans le monde entier, de développer leurs propres attrape-nuages.
– La "camanchaca" n'est pas encore là. Ce n'est qu'en milieu d'après-midi que les conditions atmosphériques permettent l'apparition de la brume. Vers 17 h, la "camanchaca" commence à se former et dérive par lambeaux autour de la station. Les gouttes d'eau en suspension sont trop petites pour précipiter et former de la pluie. C'est là que le dispositif des attrape-nuages montre son efficacité. Les premières gouttes d'eau se forment sur le filet. Un groupe d'étudiants chiliens et américains du Massachusetts Institute of Technology sont venus découvrir la station expérimentale de Pablo. La "camanchaca" est arrivée et les attrape-nuages commencent à produire de l'eau. Ça coule bien !
– Vous voyez? Goutte après goutte.
– Elles s'accumulent dans les mailles du filet.
– En 24 heures, on peut avoirjusqu'à 350 l.
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