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Passage des arts


diffusion le jeudi 9 janvier 2020 à 20h20 sur France 5

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– D'où ça vient ?
– Ce rêve initial... Je n'en sais rien. Puisque je ne veux pas le savoir.
– Mais c'est revenu dans votre vie ?
– Oui, un rêve récurrent d'inondation.
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– Un cauchemar
– Alors, c'était très désagréable, l'inondation d'une lumière...
– Je précise que dans le livre, ce n'est pas désagréable.
– L'inondation de lumière morte, une ampoule qui pète et la lumière coule, et cette lumière n'éclaire rien. Elle n'est que matière liquide qui se met à inonder la chambre du gosse qui s'enfuit, s'aperçoit que sa maison est inondée elle-même, s'en va par la porte, et s'aperçoit que la ville entière est la proie de cette inondation de lumière morte.
A partir de ce rêve, j'ai tiré le fil, "Voyons jusqu'où peut-on aller". Bon, il se réveille le lendemain et s'aperçoit que c'était un rêve, il raconte ce rêve à ses parents. Et dès que vous racontez vos rêves, des questions intéressantes et simples se posent. Quand commence un rêve ? Dès qu'on se pose la question, on s'aperçoit qu'il ne commence pas du tout là où on pensait. On voit à peu près quand il finit, comment il évolue et cetera.
– Mais que veut-il dire aussi.
– Le "que veut-il dire '1", l'analyse psychologique ne m'intéresse pas. C'était une grande discussion... J'avais un vieil ami que j'adorais, qui était psy. Alors, il me disait: "Toi, tu ne feras jamais analyser tes rêves." Je disais : "Oui, je m'en fous, je préfère les considérer "comme lieu potentiel de récit." Voilà, ça, ça m'intéresse. Peut-être qu'un jour, quand je serai très âgé, j'aimerais bien faire une psychanalyse si j'atteins les 95 années.
– Ily a aussi un grand amour que vous déclarez pour Fellini et son cinéma, qui écrit, vous le dites, "Le livre des songes". On va en parler à la fin de ce magazine. C'est votre cinéaste favori ?
– Ah ! Oui. Alors, Fellini rêvait... Mais tout le monde rêve !
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