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20 : Journal national


diffusion le jeudi 9 janvier 2020 à 19h30 sur France 3

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– Parmi eux, Christophe Chevalier. Ce patron a choisi de se lancer dans la fabrication de chaussures.
– Dans les pays étrangers, ils font d'énormes séries, tout est mécanisé. Nous, c'est très manuel, ça nous permet de faire de toutes petites séries, de les personnaliser, et il y a un niveau de qualité supérieur.
– Une fierté car pour lui, cet atelier est un pari.
Au milieu des années 2000, la chaussure française ne fait plus recette, les fermetures d'usines se succèdent: les ateliers Kélian ou l'emblématique site de Charles Jourdan quittent Romans-sur-Isère. Quelques années plus tard, en 2009, Christophe Chevalier décide de racheter des machines et relance l'activité. Il embauche alors des anciens salariés licenciés de chez Jourdan comme Christine, près de 35 ans d'expérience dans la chaussure.
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– Finir sa carrière dans la chaussure, évidemment, c'est une chance.
– Mais produire français coûte cher. Le prix, 170 euros la paire, est élevé et la marge réduite. Alors, pour faire des bénéfices, l'entreprise évite les intermédiaires: vente sur le site Internet ou encore visite des ateliers qui s'achève dans la boutique juste à côté.
– Très belle chaussure de fabrication française.
– Ça fait vraiment plaisir de voir la chaussure renaître.
– Car dans la capitale du soulier français, seule une usine historique a survécu à la crise. Pour tenir aujourd'hui, cette marque mise sur le très haut de gamme avec des paires vendues autour de 500 euros, un prix qu'il faut justifier. cher dans des matières qui coûtent cher donc ça nous demande un travail beaucoup plus soigné. Une cliente qui a un problème sur une chaussure, on lui offre un service de cordonnerie dans l'après-vente.
– Mais aujourd'hui, à Romans-sur-Isère, le made in France ne se limite plus à la chaussure. Dans l'ancienne usine désaffectée Charles Jourdan, c'est une entreprise de jeans 100% français qui posera bientôt ses valises. Devant son succès, la marque a besoin d'espace et de recruter. Pour ça, elle a même dû fonder sa propre école.
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