logo Le moteur de recherche de la télé

20 : Journal national


diffusion le jeudi 9 janvier 2020 à 19h30 sur France 3

capture
–  C'est une première étape, après il y aura une autre étape, retirer complètement la réforme! Je ne vois pas comment on peut envisager autrement...
– Un avis partagé par beaucoup de manifestants, même si les avancées sont maigres, pas question de renoncer pour ce conducteur en grève depuis 36 jours. Il a déjà perdu 1.500 euros de salaire.
– Je n'ai pas de 13e mois, je suis contractuel, je ne suis pas comme les autres cheminots. On continuera, on est trop engagés dans la grève pour s'arrêter maintenant!
capture
– En tête de cortège, les leaders syndicaux se veulent rassurants. Philippe Martinez l'assure, ces sacrifices commencent déjà à payer.
– Ça devait être un régime universel, sans aucun régime spécial. Tous les jours il y en a un de plus! Et ça, ce n'est pas parce que le gouvernement avait envie de faire plaisir, c'est bien le résultat de la mobilisation.
– En fin d'après-midi, la tension est montée entre les forces de l'ordre et des groupes violents.
– Notre reporter Clément Le Goff était dans la manifestation. On le retrouve place Saint-Augustin, à l'arrivée du cortège. Quelle est la situation autour de vous?
– C. Le Goff : La place Saint-Augustin retrouve peu à peu son calme depuis une heure maintenant mais on a assisté à des moments de très grande violence tout l'après-midi ici, comme on n'en avait pas connus depuis des mois. D'un côté, des manifestants radicaux qui ont tenté de prendre la tête du cortège cet après-midi avec des slogans antipolice. Ils souhaitaient clairement en découdre, avec également des bouteilles et des pavés. On a vu des boutiques saccagées. De l'autre côté, les CRS et les gendarmes mobiles ont tenté d'encadrer le cortège mais cela a dégénéré et leurs réponses ont été très fermes: on a vu plusieurs manifestants blessés, ainsi que des journalistes et des policiers. avaient été interpellées.
– Cette journée a été marquée par un regain de mobilisation à la Un tiers de grévistes en moyenne, 66% pour les conducteurs, c'est quasiment du jamais vu depuis le début du conflit. 36 jours de grève et des gares qui tournent au ralenti.
capture