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Polynésie : les Marquises, terre des hommes et des traditions

Le grand inventaire de la planète


diffusion le jeudi 9 janvier 2020 à 15h10 sur France 5

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– Cela explique la géologie unique de cette île. pas d'accueillants lagons en guise de bienvenue mais des côtes sombres où retentit le fracas du ressac. Des pics percent la surface des eaux. Les falaises plongent dans la mer jusque dans les fonds marins. Il est très rare qu'aux Marquises l'océan soit paisible. Imaginez, les 1ers Polynésiens au 1er millénaire de notre ère s'élançaient sur la mer houleuse pour conquérir les îles du Pacifique sur leurs "vaka", la traditionnelle pirogue à balancier. Comme leurs ancêtres, les enfants apprennent dès le plus jeune âge à naviguer sur ces embarcations. Aujourd'hui, les courses de "vaka" sont devenues un sport très populaire. Cette pratique semble essentielle à la permanence de la culture marquisienne. Elle est un trait d'union avec le passé et entre les îles. Nous quittons Ua Pou pour nous rendre plus au nord à Nuku Hiva, la pourre de la maison du dieu Oatea. La plus grande île de l'archipel, Nuku Hiva, est d'une beauté saisissante.
Il s'en dégage une impression de mystère que ressentent les nombreux navigateurs qui font escale ici. Ce bout de terre aux falaises impressionnantes est la crête émergée d'immenses volcans éteints depuis plus de 2 millions d'années. Son paysage n'offre ses secrets qu'à ceux qui osent s'aventurer au coeur de ses vallées. Celle de Hakaui livre le spectacle vertigineux de la cascade de Vaipo. Une chute de plus de 350m en forme de queue de cheval, enserrée dans une vasque creusée dans du basalte noir. Reliefs chaotiques, végétation exubérante, à bien des égards, Nuku Hiva semble impénétrable, inadaptée à la vie humaine. Comme il se dit ici : "Vivre à la marquisienne, c'est accepter la loi de la nature "avec ce qu'elle peut avoir d'extrême entre terre et mer". Les Marquisiens ont appris à tirer avantage des ressources naturelles, à obtenir le meilleur de la terre. Ici, dans une vallée isolée, on cultive des fruits et des légumes, le nono, la pastèque, des agrumes. Deux fois par semaine, ces maraîchers chargent leurs chevaux et parcourent des kilomètres pour aller vendre leur production au marché.
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