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Le soja : comment arrêter, par quoi le remplacer ?

La quotidienne


diffusion le jeudi 9 janvier 2020 à 11h45 sur France 5

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– Parfois, je dis aux gens qu'ils ont regardé Internet et ils me disent oui. Souvent, ils appellent parce qu'ils ont mal. C'est le 1er facteur d'appel pour le Samu. C'est extrêmement compliqué. Parfois, il n'y a pas pire que de banaliser ce qu'on fait. On demande de revoir notre temps de travail, comme pour les standards téléphoniques des centres d'appels d'assistance, quand vous êtes en voyage. Ils ont vraiment calibré des trucs...
– M.Lauqué: Qu'est-ce qu'on pourrait envisager pour éviter les drames dont on parle aujourd'hui?
– Pierre Pelloux : On demanderait à l'intelligence de nos cadres. Ce n'est pas gagné. Il faut qu'ils comprennent que les permanenciers ne sont pas là pour prendre des appels pendant 8 heures d'affilée. Vous devenez fou.
– M.Lauqué: Y a-t-il un double diagnostic?
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– Pierre Pelloux : Non, on n'a pas le temps!
– Fabien Bordu : Ni les moyens.
– Pierre Pelloux : Fut un temps, je me tapais 24 heures de régulation. On devient fou à la 25e heure et on banalise ce qu'on fait. J'ai diminué le temps de travail. C'est épuisant. Le métier des urgences le plus difficile, c'est le métier du médecin aux urgences. On est tellement acculé que c'est épuisant. Le 2e, c'est le médecin régulateur.
– M.Lauqué: Que vous a répondu la ministre de la Santé?
– Pierre Pelloux : Rien! Il n'y a pas de dialogue. On n'arrive pas à construire les choses.
– Thomas Isle : Elle a parlé d'un numéro unique pour toutes les urgences. Vous disiez que vous ne vous parliez pas suffisamment.
– Pierre Pelloux : Ce projet est démentiel. Il faudrait qu'on reçoive près de 73 millions d'appels. Avec nos 20 millions, on n'y arrive déjà pas. Il faut regarder la courbe de fréquentation aussi. La problématique des urgences, ce n'est pas la régulation. Ils essaient de répondre avec un service téléphonique qui devra gérer tous les centres d'appels: antipoison, Samusocial, psychiatrie, Samu, permanence de soins. On n'a pas les moyens de le faire. Au bas mot, il faut recruter 5000 à 6000 permanenciers. Où on va chercher l'argent?
– M.Lauqué: Où est la solution? Ce n'est pas une nouvelle plate-forme technique.
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