logo Le moteur de recherche de la télé

C dans l'air


diffusion le mercredi 8 janvier 2020 à 4h50 sur France 5

– Ça crée des courants électriques qui génèrent une décharge électrique. Le feu s'entretient lui-même jusqu'a ce qu'il n'y ait plus rien à brûler.
– César Roux : Il y a de fortes chances qu'on continue sur le déprimant.
– Frédéric Denhez : D'autant plus qu'il risque d'y avoir un phénomène du même ordre que celui que j'ai évoqué dans l'océan Indien. C'est le phénomène El Nino.
– César Roux : Une ministre australienne considérait qu'on était loin d'en avoir fini avec les incendies. C'est un monstre qui s'auto-alimente. Vu d'ici, on se dit qu'en Australie, ily a des moyens.
– Frédéric Denhez : On ne savait pas si c'était la surface de l'Irlande, du Portugal ou 2 fois la Belgique. C'est impossible à arrêter. Ça va s'arrêter de soi-même, peut-être.
– César Roux : Avec les pluies?
– Frédéric Denhez : Elles sont prévues en fin de saison, début février minimum.
– César Roux : Ça peut encore durer toutjanvier et février?
– Frédéric Denhez : Surtout si un phénomène El Nino arrive. Ça pourrait même empirer.
– César Roux : En Amazonie, on avait dit que c'était aussi notre affaire. C'est une catastrophe qui concerne aussi le reste de la planète? Les fumées ont traversé le Pacifique. Elles sont arrivées en Amérique du Sud, notamment en Argentine et bientôt vers le Brésil. Au-delà de ces fumées, est-ce que ça nous concerne aussi? La France a proposé son aide.
– A.-L.Barral: Effectivement. Même si l'ampleur des foyers d'incendie... Les pluies qui arriveront à la fin de l'été austral, c'est la seule chose qui pourra vraiment mettre fin aux incendies. Les pompiers australiens préservent d'abord les vies. La France envisage d'envoyer des moyens plutôt humains que des Canadair. Le temps de trajet est très long. Les hommes peuvent couper des feux, intervenir pour préserver les villes. Ça se rapproche Ily a régulièrement des incendies l'été, en Australie, comme en Amazonie, mais là, c'est très proche des capitales. Les habitants se retrouvent parfois prisonniers.
– César Roux : Au moment de l'Amazonie, le monde entier était concerné. On disait que c'était le poumon de la planète, notre oxygène. Est-ce qu'il peut y avoir des conséquences?