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Parlement hebdo


diffusion le dimanche 14 juillet 2019 à 11h15 sur France 3

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– Il faut changer de braquet, il faut prendre toute la dimension du besoin de nos industries, de la sidérurgie, un ministère de l'industrie, c'est maintenant parce que c'est maintenant qu'il faut prendre toute la dimension de cet enjeu. Après, il sera trop tard.
– Car si la filière pâtit d'une mauvaise image, due aux fermetures des hauts-fourneaux de Florange ou des difficultés d'Ascoval, elle emploie encore 38 000 personnes en France et peine à trouver des profils alors qu'elle prévoit 5 600 recrutements d'ici 2025.
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– Voilà pour ce bien sombre tableau. Pensez-vous que l'Etat peut encore quelque chose pour la sidérurgie en France face aux géants chinois et américain et à leur stratégie?
– Oui. Je fais partie de cette mission menée, je le dis, avec brio, par Mme Létard et M. Menonville. On est tombés d'accord sur un certain nombre de points. Y aura-t-il besoin de l'acier dans le futur ou pas? Car pour faire la transition économique, il faudra de l'acier sur le secteur automobile.
Faut-il mieux que ce soit construit en France et en UE ou bien en Chine ou au Brésil, aux Etats-Unis? La question est là. Nous pensons qu'il y a un avenir pour les filières industrielles en France et pour construire des champions européens. Pour cela, il faut d'abord qu'il y ait un ministre de l'Industrie qui s'occupe de cette question.
– Vous êtes pour une mise en place d'un ministère de l'Industrie à part entière?
– Le problème que l'on a en France depuis ce gouvernement, c'est qu'il n'y a plus de ministre de l'Industrie. C'est le ministre de l'Economie, B.Le Maire, dès qu'il y a un problème, qui prend les dossiers. Mais il n'y a pas de ministre de l'Industrie qui a une vision de l'avenir, pour impulser les filières et aider sur la question sidérurgique.
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