logo Le moteur de recherche de la télé

Edition spéciale 14 juillet 2019


diffusion le dimanche 14 juillet 2019 à 7h00 sur France 2

–  Oui, etj'ai revêtu la combinaison de vol orange, c'est la couleur des essais en vol. On s'apprête à embarquer dans cet avion qui a toutes les apparences d'un avion de ligne mais qui est un avion banc d'essai. Il sert à tester des équipements, des radars, des capteurs qui équiperont demain les avions de combat. Pour réaliser les tests, il y a une configuration particulière, il y a notamment le nez du Rafale, on teste son radar. long d'un essai...
– 2.800 heures de vol à son actif et avant chaque décollage la même concentration. Le lieutenant-colonel Jean-Christophe est pilote d'essai. En France, ils sont une centaine qualifiés pour manoeuvrer le Fokker 100, un laboratoire volant. Ce jour-là, il teste un radar embarqué à bord, placé dans le nez de l'appareil. Deux heures et demie d'essai à 10.000 mètres d'altitude. Avant d'être pilote d'essai, Jean-Christophe a été pilote de chasse, 7 ans aux commandes d'un Mirage 2000. Il a 37 ans.
– Ces années-là m'ont appris avant tout à cultiver l'humilité, à se dire que même si on est à l'aise, il faut continuer à se remettre en question. Cela m'a également appris à travailler en équipe.
– Son équipe, il la réunit avant chaque vol, la préparation est millimétrée. Autour de lui, des mécaniciens, des ingénieurs, tous portent la même combinaison orange, la couleur des équipages d'essai. Pour le test du jour, deux avions sont en vol: le Fokker 100 de Jean-Christophe et un Alphajet. Lors de cet essai, Jean-Christophe et son équipe testent l'efficacité d'un système de radar embarqué dans les deux avions.
– Ce qu'on regarde aujourd'hui, c'est si le boîtier qui est installé dans cet Alphajet, et qui équipera plus tard les Rafale, répond correctement. Il est en cours de développement.
– Toutes les informations sont relevées en temps réel par les ingénieurs présents à l'arrière du cockpit. Des mesures précieuses car le radar, produit par un grand industriel français, pourrait à terme équiper les Rafale de l'armée. 1.300 km et près de 3 heures plus tard, retour sur le tarmac. En France, la Direction générale de l'armement consacre 5.