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Chenonceau

Côté jardins


diffusion le samedi 13 juillet 2019 à 15h15 sur France 3

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– Les artichauts.
– Ils étaient très réputés dans les tables aristocratiques.
– L'artichaut réservé aux tables royales aurait été planté dans un jardin privé pour la 1re fois ici.
– Tout à fait.
– Voilà un arbuste que j'adore, un althéa, une variété d'hibiscus.
Il est très joli quand il est en fleurs. Il est orné de petites feuilles. Alors c'est très graphique, mais il est un peu ébouriffé. Voilà. Des buis également taillés en topiaires.
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– Absolument. Et à la Renaissance, on n'aimait pas beaucoup les buis car ils avaient une odeur qu'on jugeait désagréable. Or le jardin à cette époque, c'est un jardin des 5 sens. Il faut combler la vue, l'ouïe avec le bruit de l'eau ou des oiseaux, le goût, donc on a des plantes qui vont servir en cuisine et il faut combler l'odorat et le buis ne répondait pas à ce critère.
– Il ne sent pas bon ? J'ai jamais remarqué.
– Ça dépend des espèces, mais en effet, son odeur est désagréable.
– C'est juste. Ça sent un peu l'urine de chat.
– Oui, donc on ne voulait pas avoir de buis dans les jardins.
– Alors éloignons-nous ! Là, ça sent meilleur.
– C'est
– La santoline qui dessine des arabesques. On pouvait trouver cette plante à l'époque.
– On va trouver des plantes de ce type qui vont servir pour les bordures, des plantes aromatiques comme le romarin ou le thym qui vont délimiter les parterres.
– La santoline aurait des vertus stimulantes.
Dans les pays du nord, les femmes s'en servaient pour rester éveillées durant la messe. Dans ce jardin, il y avait aussi à l'époque des mûriers blancs pour l'élevage du ver à soie. On pratiquait la sériciculture, alors aujourd'hui, il n'y a plus de mûriers dans le parterre de Diane, mais l'élevage de vers à soie se poursuit dans le Val de Loire.
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