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13h15, le samedi...


diffusion le samedi 13 juillet 2019 à 13h20 sur France 2

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– Donc le jour où on va disparaître, on n'aura jamais été aperçus sur une carte. Ça me fait beaucoup de peine. Quand tu fais ça tous les jours et que tu vois des arbres qui terminent comme ça, ça me fait de la peine, je suis très ému. Là, vous voyez tous ces arbres déracinés, c'est dommage. Ce sont des endroits paradisiaques qui vont disparaître un jour.
– Là, je n'entends pas le bruit de mon marteau, j'entends le vent, la mer, les feuilles des arbres, c'est tout ça que j'arrive à capter.
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– Marjorie est la première femme kanake qui sculpte le bois. Elle a commencé à l'âge de 10 ans. Et ces totems sont aussi un hommage à la nature.
– Les totems claniques, bien souvent, ce sont des animaux. Par exemple la raie manta, la tortue, le tricot rayé, la carangue et bien d'autres.
Par exemple cet animal, c'est la raie manta. Le corps, on peut le comparer à un oiseau des mers, là vous avez les grandes ailes de l'animal. Chez nous, c'est aussi le symbole de la liberté et du voyage. Ensuite, il y a une tortue qui descend un peu plus bas. C'est aussi un animal qu'on protège, surtout à Ouvéa.
– La tortue a-t-elle un symbole?
– Oui, elle représente la femme, la famille, la fécondité. C'est pour ça que je la mets souvent car ça s'apparente à mon identité. Dans notre monde, la sculpture était destinée aux hommes, pas aux femmes. Les bois que je travaille sont des bois recyclés.
Ils sont récupérés sur le bord de la plage car dans mon clan, notre combat est de protéger. On est surtout des êtres vivants qui sont nés dans un environnement préservé et qu'on nous a légué, un environnement sain, on a envie de le laisser le plus intact possible. C'est aussi de là que vient cette volonté.
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