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Télématin


diffusion le samedi 13 juillet 2019 à 7h00 sur France 2

– C'est tout un programme.
– Laura Tenoudji : On en a parlé toute la semaine. Je vous ai présenté des lauréats. C'était l'occasion aussi pour moi, puisqu'ils viennent d'être labellisés, de vous reparler de ce lauréat international. Ils ont pour la 1re année remis des prix internationaux, notamment à Chékéba Hachemi, qui s'occupe d'Afghanistan Libre, une association qui vient en aide aux femmes afghanes. Elle les initie au code, à l'informatique. Elles ont énormément de talent, si ce n'est plus que les messieurs. C'est un moyen de réinsertion...
– Laurent Bignolas : Nous, c'est les jeux de mots... Les femmes...
– Laura Tenoudji : Les femmes, c'est le summum. J'ai rencontré 2 femmes. Je vous emmène tout de suite. Qu'est-ce que "La France s'engage"?
– Un projet qui a 5 ans aujourd'hui et qui soutient l'innovation sociale dans toute la France et au-delà.
– Laura Tenoudji : Qui peut participer?
– Tout le monde, à condition d'avoir une structure déjà existante et une efficacité sociale démontrée. On est la fondation de l'innovation sociale. Par innovation, on n'entend pas de la technologie assidue, mais la petite différence qui va faire qu'on va être meilleur dans la façon d'aider les autres.
– Laura Tenoudji : Qu'est-ce que Afghanistan Libre?
– Une ONG que j'ai créée il y a 23 ans qui s'occupe de l'éducation et l'émancipation des femmes. L'accès à l'éducation des femmes, ce sont les mêmes urgences que l'accès aux soins et à l'alimentation de base. C'est comme ça qu'on évite l'obscurantisme. L'Afghanistan est le pays où il fait le moins bon vivre sur la planète, avec un taux de mortalité très élevé à l'accouchement, mais également le taux de mortalité infantile, les taux d'analphabétisme les plus élevés au monde. Pourtant, c'est un pays qui aurait dû s'en sortir.
– Laura Tenoudji : Quelle est votre histoire? Pourquoi avez-vous créé cette ONG?
– A 11 ans, j'ai fui l'Afghanistan avec ma maman. On a été séparées sur le chemin de l'exil. J'ai fui pendant 15 jours à pied seule avec un passeur, comme des millions de gens à l'époque et aujourd'hui encore, malheureusement.