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Programmes de la nuit


diffusion le samedi 13 juillet 2019 à 1h35 sur TF1

– Oui, c'est vrai.
– On est pas complètement décati Mais il faudrait pas que ça devienne une maison de retraite, quoi.
– La relève est là, de tous les âges. Anne est éducatrice spécialisée arrivée il y a 2 ans.
– You hou !
– Il y a pas le tien.
– A table avec Anne, quelques-uns des habitants nouvellement arrivés.
– J'habite la maison aux volets bleus, en hauteur. Je vis à l'étage, sans accès direct au jardin.
– Donc, on partage.
– Mais bon, du coup, on se fait inviter. J'ai pas l'impression d'être cloisonnée dans mon rôle de maman, A I j'ai aussi une vie à cote. Un vie associative, carje me suis engagée dans le bureau. J'ai une vie... relationnelle où je peux prendre un café... Avec Delphine, ça nous arrive.
– On appelle ça "habitat différent", mais... Ce serait plutôt quelque chose de normal.
– C'est économique, aussi. On habitait ailleurs, dans une ville à côté... Chacun avait sa tondeuse pour son petit bout de jardin. Ici, on a une tondeuse pour 17 familles. Toute la différence est là. et les autres familles arrivées il y a peu vivent derrière ces façades anodines.
– Vous pouvez y aller. Les enfants circulent d'une maison à l'autre, et tous les parents veillent.
– Ilouna !
– La contrainte, pourjuan, à l'heure du déjeuner...
– C'est de savoir dans quelle maison ils se trouvent.
– Des projets de ce type sortent de terre partout en France, comme à Palaiseau, dans l'Essonne, où 17 foyers ont choisi de construire ensemble. Ce samedi, comme souvent depuis 3 ans, c'est pique-nique pour faire le point sur ce chantier qui n'en finit pas de finir.
– Vous la faites là-bas ?
– Là. Il fait chaud. Là-bas, il fait trop froid. Faudrait rapporter des chaises. J'ai pas de cafetière assez grande. pour s'investir dans ce logement collectif et une nouvelle vie. dans une copropriété classique, sans vraiment connaître les voisins... Je suis retraitée depuis 6 ans et je trouvais que ça manquait d'émulation entre les gens. On se connaissait pas assez. Etj'ai eu l'impression, qui se concrétise, que par ce groupe, on pouvait avoir des échanges, une solidarité, une entraide.