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Dalida, discographie


diffusion le vendredi 12 juillet 2019 à 22h45 sur France 3

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– Bien sûr que c'était une superbe statue. Mais elle n'avait pas l'esprit ni le comportement d'une statue. Elle avait le comportement de la femme. Dalida, c'était la femme.
– Femme, comme vous, Si, parfois, mon coeur s'ennuie, entre ses bras, je revis. je suis sa femme. Même joie et mêmes larmes, faire semblant de partir pour mieux le retenir. Et tant pis si ça fait mal ! Tout cela m'est bien égal. Je deviens sentimentale et femme.
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– Quand vous choisissez une chanson, la choisissez-vous beaucoup en fonction de ce que vous pouvez y projeter de vous-même ?
– Il y a sûrement une partie. Quand on parle d'amour, ça devient banal. On en parle tout le temps. On ne peut pas ne pas en parler. Les événements sont les mêmes, on les vit différemment. Il venait d'avoir 18 ans. Il était beau comme un enfant, fort comme un homme. C'était l'été évidemment. Etj'ai compté en le voyant mes nuits d'automne. J'ai mis de l'ordre à mes cheveux, un peu plus de noir sur mes yeux. Ça l'a fait rire.
Quand il s'est approché de moi, j'aurais donné n'importe quoi pour le séduire. C'était le plus bel argument de sa victoire. Il ne m'a pas parlé d'amour. Il pensait que les mots d'amour sont dérisoires. Il m'a dit: "J'ai envie de toi." Il avait vu au cinéma "Le blé en herbe". Au creux d'un lit improvisé, j'ai découvert, émerveillée, un ciel superbe. Ça le rendait presque insolent de certitudes. Et, pendant qu'il se rhabillait, déjà vaincue, je retrouvais ma solitude. J'aurais voulu le retenir. Pourtant, je l'ai laissé partir sans faire un geste. Il m'a dit "C'était pas si mal" avec la candeur infernale de sa jeunesse. par habitude. J'avais oublié simplement que j'avais deux fois 18 ans.
– Vous vous êtes vite tournée vers la chanson.
– Oui. Je suis partie pour la France, sur un coup de tête.
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