logo Le moteur de recherche de la télé

Dalida, la femme qui rêvait d'une autre scène


diffusion le vendredi 12 juillet 2019 à 21h05 sur France 3

capture
– Je chantais à La Villa d'Este et c'était pas bon, je devais apprendre à chanter. Avec l'argent gagné, j'ai pris des leçons de chant, mais j'ai eu ma chance au 421.
– Parce que vous êtes joueuse ?
– Non, non, ce n'est pas moi qui ai joué au 421. C'était il y a 3 ans, à l'Olympia, Bruno Coquatrix donnait des auditions en public, j'y suis allée.
capture
– Il y avait un directeur artistique d'une maison de disques et un de la radio. Avant, ils avaient dîné dans un bistrot à côté et un disait "Je veux aller voir à l'Olympia", l'autre "Je veux aller au cinéma". Ils ont joué ça au 421, ils sont venus et ils m'ont engagée !
– Les bons génies de Dalida sont en réalité trois. Car à Lucien Morisse et Eddie Barclay s'adjoint Bruno Coquatrix, le patron de l'Olympia qui, lui aussi, décide de miser sur elle.
– Ils sont là tous les trois, ils cherchent un certain type de femme. Coquatrix, c'est pour l'Olympia. Barclay, c'est parce qu'il lance en France le microsillon. Il veut faire des disques avec la photo de l'artiste sur la pochette. Il faut attirer, donc, une jolie femme, c'est parfait. Lucien Morisse, lui, lance Europe 1 et il veut une femme qui soit la mascotte d'Europe 1. C'est typique des stars féminines, d'avoir un pygmalion, un homme, qui va leur dire quoi faire, parce que c'est une aide énorme. Ils sont des sortes de miroirs.
– Lucien Morisse va aux Etats-Unis et découvre la fameuse playlist. C'est une manière de programmer une chanson à la radio. Pas une fois parjour ou deux fois par semaine. C'est une multiplication du titre, 4 à 5 fois parjour, pour que l'auditeur se familiarise plus vite, l'intègre vite dans son esprit et ainsi créer le tube. Lucien Morisse a inventé le tube.
– Elle est charmante, vous l'avez découverte grâce à son 1er succès, "Bambino". Accompagnée au piano, Dalida !
– Les yeux battus, la mine triste, les joues blêmes. Tu ne dors plus, tu n'es que l'ombre de toi-même. Seul dans la rue, tu rôdes comme une âme en peine. Et tous les soirs, sous sa fenêtre, on peut te voir. Je sais bien que tu l'adores.
capture