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Dalida, la femme qui rêvait d'une autre scène


diffusion le vendredi 12 juillet 2019 à 21h05 sur France 3

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– Vous vous pensiez comme déracinés ? On n'a jamais eu cette impression. Le Caire, c'était formidable, c'était un métissage de toutes les langues, toutes les confessions.
– Viens me parler du temps de mon père. Dans la maison où je suis née. où j'ai tant aimé. Mon Dieu, cette maison qui était blanche, comme elle est devenue... Il n'y avait pas de balcons là-haut. C'était la terrasse. En Egypte, j'ai passé toute mon enfance, le quartier où nous étions est un quartier populaire. C'était une petite rue avec peu de maisons et quand je suis retournée, j'étais très touchée de voir la transformation, tout a changé, même le pays lui-même, c'est pas pareil.
quand Dalida revient au Caire, dans l'institution religieuse où elle avait été scolarisée, les enfants ignorent que c'est une survivante et ce, depuis sa naissance. Alors que Iolanda n'avait que quelques heures, un prêtre fut appelé pour lui donner l'extrême onction. A peine née, on la pensa condamnée, prête à aller au tombeau. Mais contre toute attente, Iolanda survit. Hélas, Le Caire des années 30 étant insalubre pour les enfants, à 10 mois, nouveau coup du sort. Ses yeux s'infectent. La poussière, les mouches, le vent... Allez savoir.
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– C'était une maladie courante en Egypte, l'ophtalmie. Le docteur l'a mal soignée, parce qu'il a bandé pendant 40 jours ses yeux. Et quand, 40 jours après, on lui a enlevé le bandeau, elle avait été prise d'un strabisme d'un oeil, qui n'était pas de la naissance. Ça a rendu fous mes parents. Et il lui restera, au fil de sa jeunesse, une coquetterie dans l'oeil qui fera son charme, qui sera Dalida.
– On peut imaginer l'effet que ça fait à un enfant aussi petit, d'être dans l'obscurité, ça doit être terrifiant. Le père venait lui jouer du violon pour la distraire. La musique s'inscrit alors en elle comme ce qui soigne, ce qui fait du bien.
– Son père l'apaise et l'enflamme aussi. Dès l'âge de 3 ou 4 ans, elle le voit se faire beau pour allerjouer le soir à l'opéra, elle l'entend parler des lumières, des femmes que l'amour consume.
– Avec mon grand frère, je jouais au ballon, au football, et avec le petit, je chantais des opéras.
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