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Ça commence aujourd'hui


diffusion le vendredi 14 juin 2019 à 13h55 sur France 2

– Il descend en djellaba. Du coup, on prend le petit déjeuner. Je le regarde et je me dis: "Profite de ce petit déjeuner car c'est la dernière fois que tu me vois." sur les principes mais je n'ai rien dit. Je ne l'ai plus jamais eu au téléphone. Il a appelé mais il ne m'a jamais eue Jusqu'au jour, chez mon éditeur, OÙ ça sonne encore. Je me demande ce qu'il a à m'emmerder. Rien ne se passait entre nous jusqu'ici. L'éditeur me dit de répondre. Je réponds. "Avez-vous un fax?" Et là, je vois des pages qui sortent. Je commence à pleurer. Mon éditeur me voit en train de pleurer. Une plume...
– Claude: Je lui expliquais ce qu'était pour moi l'éducation du coeur. La façon de tenir son couteau, ce n'est pas important. fexpliquais cela sur 4 pages et je l'ai séduite comme ça. Applaudissements.
– B.de Rozières: Je l'appelle tout de suite. Il était à l'audience. Il a arrêté son audience et il est arrivé. On ne s'est jamais plus quittés.
– Félix Bollaert : Une belle histoire d'amour!
– B.de Rozières: Pour la demande en mariage, ça a été rock'n'roll.
– Félix Bollaert : Par écrit?
– B.de Rozières: Non. On était en train de prendre le petit déjeuner. Il me demande comment je vois notre mariage. Je réponds que je ne me marie pas. C'était en mars. Il me dit: "Et si on se mariait en mai?" Je réponds que ça ne va pas du tout. On s'est mariés en septembre. On a fait une fête extraordinaire.
– Félix Bollaert : On parlait de la plume. Vous aussi, vous avez eu envie de la prendre. Vous faites des confidences très fortes sur votre enfance, les violences que vous avez subies, les abus sexuels. Pourquoi avoir eu envie d'en parler?
– B.de Rozières: Je n'avais pas envie d'en parler carje suis très cachottière. Je ne raconte pas ma vie intime, mais mon mari m'a encouragée. Je me suis dit que ça pouvait servir d'exemple aux jeunes comme moi qui arrivent à Paris et ne connaissent personne. Je suis arrivée dans les années 60. J'ai vécu des moments très difficiles après avoir quitté une famille qui me malmenait. C'est pour donner du courage aux gens, leur dire qu'on peut toujours se relever.