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Ça commence aujourd'hui


diffusion le vendredi 14 juin 2019 à 13h55 sur France 2

– La notoriété peut rendre les gens aveugles. Ils ne voient pas avec qui on est ni ce qui se passe. La part des choses, c'est compliqué. Mais c'est la loi du genre.
– Félix Bollaert : Et c'est aussi la proximité qu'implique la télévision. On a l'impression que vous êtes Vous leur appartenez tous les soirs. Vous en avez souffert, Eliane, des femmes qui ont tourné autour de Pierre?
– Eliane: Non. Au début, je l'ai accompagné dans les soirées. Il y a énormément d'avantages aussi. Quand Pierre était à la télévision, on l'invitait partout, à des premières, notamment une première à l'opéra où il y avait Giscard d'Estaing. Monter les marches de l'opéra en robe du soir prêtée par Courrèges... C'était fabuleux. Voir toutes ces personnalités... Ce qui m'a choquée, c'était de voir que les journalistes... Tu faisais une émission sur France Inter, "Ils ont osé le dire".
– Pierre Douglas : J'avais instauré un petit jeu: ils ont osé le dire. Je citais une phrase marrante. Il fallait téléphoner pour donner l'auteur de la phrase. C'était toujours un homme politique. A cette soirée de l'opéra, le président Giscard d'Estaing était avec le président chinois, Hua Guofeng. Ils discutaient à l'entracte. Des hommes politiques sont venus me voir et m'ont dit: "Vous avez entendu ma phrase? Il faut la dire dans votre jeu!"
– Eliane: Je regardais ça de loin. C'était dans les galeries au-dessus du 1er étage. Tous les journalistes étaient massés à l'interroger sur des conneries. De l'autre côté, il y avait Giscard et quelques ministres qui parlaient de choses sérieuses. Je me suis dit qu'ils étaient fous.
– Pierre Douglas : C'était le côté rigolo qui les intéressait le plus.
– Eliane: C'est bien d'être femme de, car on peut regarder les choses de l'extérieur et voir comment tout ce monde, extrêmement artificiel, marche. Je ne veux pas être désagréable avec vous.
– Félix Bollaert : Je ne me sens pas visée.
– Eliane: Ce n'est pas la vraie vie.
– Félix Bollaert : Même si sur ce plateau... Christèle, que vous inspirent ces histoires?
– Céleste Albaret : Je voudrais rebondir sur le fait d'être femme de ou mari de.