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C'est au programme


diffusion le vendredi 14 juin 2019 à 9h55 sur France 2

– La 1re fois que ma mère m'a emmenée chez une esthéticienne, après la 1re bande de cire, je me suis enfuie dans la rue. Pourtant, j'ai continué à le faire, parce que la pression sociale était trop forte. Je trouvais ça injuste. J'ai toujours apprécié mes poils comme une partie de mon corps.
– Aujourd'hui, de plus en plus de people s'affichent dans la presse et sur les réseaux sociaux pour soutenir des femmes comme Malcy.
– Ces initiatives sont positives. J'émets 2 réserves. C'est plus facile à faire quand on est quelqu'un de célèbre et on ne souhaite pas qu'il y ait de nouvelles normes de beauté.
– Pas facile de garder ses poils aux jambes ou aux aisselles quand la norme sociale impose qu'ils soient invisibles aux yeux du monde.
– Avec le collectif, nous voulons déconstruire l'imaginaire, banaliser le poil et le faire accepter comme une partie totalement normale du corps féminin, qu'il soit ni fétichisé, ni considéré comme honteux et dégoûtant.
– Un avis que partage Orlane, adepte du zéro déchet et, depuis peu, du poil aux pattes.
– J'ai commencé à m'épiler il y a une dizaine d'années. J'ai une grande soeur qui m'inspirait beaucoup. Elle était très féminine. Quand je me suis engagée dans l'écologie, il y a environ 3 ans, m'épiler posait problème puisque c'étaient des rasoirs jetables, des mousses chimiques, plein de produits qui ne me convenaient plus. J'ai décidé d'arrêter de m'épiler le bas des jambes uniquement. Je m'épile encore le maillot et les aisselles. C'est un cheminement qui est long. Je fais étape par étape.
– Chemin faisant, de plus en plus de femmes prennent leurs distances avec l'épilation.
– On a des jeunes femmes qui décident de ne plus s'épiler, comme un effet de mode, comme si elles voulaient sortir des cases.
– Je suis antipoils. Pour moi, ce n'est pas hygiénique.
– C'est rédhibitoire. Honnêtement, je ne pourrais pas.
– Ce n'est pas grave s'il n'y a pas une épilation régulière.
– En général, c'est surtout le regard des autres qui pose problème.
– Quand je sais que ça va être vu, je le fais. Ça fait partie de la féminité.