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C'est au programme


diffusion le vendredi 14 juin 2019 à 9h55 sur France 2

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– Là, on va soulager, bloquer l'influx nerveux et faire en sorte que les gens aient beaucoup moins mal.
– Sophie Davant : C'est intéressant. On pique où?
– Richard Zarzavatdjian : Dans la zone où il y a la douleur. On identifie la douleur et, grâce à ça...
– Sophie Davant : On pique dans le muscle?
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– Richard Zarzavatdjian : Absolument. On bloque le signal. Qui dit bloqué dit transitoire. Il faut renouveler cette injection. En attendant, les gens vont beaucoup mieux. Ce sont des gens qui ont essayé beaucoup de médicaments. D'une certaine façon, la toxine botulique les soulage.
– Sophie Davant : Si on pique dans le muscle alors que vous souffrez du nerf...
– Richard Zarzavatdjian : Le nerf et le muscle sont confondants. On sait que la toxine botulique agit au niveau des zones pour les migraines. On est allés dans un centre spécialisé dans la douleur pour bien comprendre à qui c'est destiné et pour quelle douleur.
– La toxine botulique, largement utilisée en soins esthétiques, est un traitement à part entière des neuropathies, les douleurs liées à une lésion des nerfs à la suite d'un zona, comme pour Annie, ou même après une opération ou un traumatisme.
– Je souffre de douleurs neuropathiques depuis 4 ans dans le dos, le sein et l'abdomen. J'ai tout essayé: les médicaments, les magnétiseurs, l'hypnose, la sophrologie, les injections diverses... Rien n'y fait.
– Ce matin, elle va essayer pour la 1re fois la toxine botulique. Ce traitement est efficace depuis des mois pour Geneviève, contre ses douleurs de la face, après une opération chirurgicale.
– La toxine botulique m'a apporté un soulagement et une vie beaucoup plus agréable parce que mon visage du côté gauche ne me fait plus du tout souffrir. Je n'ai plus ces crises où je pleurais, j'avais des douleurs si fortes qu'il fallait quelquefois m'hospitaliser.
– Le grand intérêt de cette technique, c'est que, d'une part, les effets se prolongent plusieurs mois après l'injection et, surtout, il y a très peu ou pas d'effets secondaires. On doit limiter ce traitement à des lésions relativement peu étendues. Ça peut concerner un nerf, une région au niveau de la face ou, dans le cadre d'un zona, une partie du thorax, par exemple.
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