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Programmes de la nuit


diffusion le vendredi 14 juin 2019 à 2h20 sur TF1

– Il est foutu, maintenant.
– Ah bon ?
– J'ai un article à rendre demain.
– Prends l'ordinateur de papa.
– Il a au moins 20 ans. Cécile soupire. *-On va avoir beaucoup de brouillard et de grisaille.
– J'ai des bouchons pour les oreilles. *-Le phénomène de rejet avec de l'humidité...
– Je file au travail. Bonne journée, les filles.
– Bonne journée. *-Si vous êtes en Méditerranée...
– C'était l'enfer, j'avais un boulot monstrueux et je devais me taper Tata Claude, et la vieille bécane de mon père. De toute façon, il fallait que je bosse. Ça devenait invivable.
– Les heures passaient, mais l'article de Cécile n'avançait pas.
– Non, c'est pas vrai ! Oh, non, c'est encore bugué, cette saloperie de machine, là.
– Tu peux parler dans ta tête ? J'entends pas la télé. Sonnerie de mobile Attendez. Tata Claude ! Tu peux baisser la télé ? C'est l'agence immobilière.
– Change de pièce.
– Vieille reloue. Oui, je vous écoute. 12 mètres carrés pour 800 euros ? Vous n'avez rien de moins cher ? Il était malade, ce gars ? La vie chez ma mère était un enfer, mais j'allais pas me faire avoir. Il allait falloir que j'attende quelque chose de plus intéressant. Pourvu que ça soit vite.
– Hélas, dans l'après-midi, la patience de Cécile allait être mise à rude épreuve.
– Cécile, j'étais justement avec ton galant. Il est charmant, ce garçon. Viens t'amuser avec nous.
– Non, j'ai du boulot.
– Je voulais pas déranger.
– Laissez donc. Allez, Cécile. Cécile, donne-moi un indice, au moins.
– T'es moche. Ah, je sais ! Quasimodo.
– C'est pas juste.
– Allez, si on se faisait un petit poker ?
– J'adore le strip-poker.
– Quel homme ! Viens, ça va te détendre.
– J'ai du travail.
– Les femmes d'aujourd'hui pensent qu'à leur travail. Je sens qu'elle vous aime bien, j'ai un sixième sens.
– Cécile, Cécile, où tu vas, ma chérie ?
– Cécile !
– Oui, allô ? Cécile Vianey, à l'appareil. Le 12 mètres carrés à 800 euros est toujours libre ? Je vous le prends. J'étais prête à tout pour partir d'ici. La seule solution était de fuir. 800 euros, c'était beaucoup, mais la liberté n'avait pas de prix.