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Programmes de la nuit


diffusion le vendredi 14 juin 2019 à 2h20 sur TF1

– Je suis pas contre.
– Si toi, tu devais choisir ?
– Je reste à l'école à la maison.
– Pourquoi ?
– Parce que. On travaille 4h parjour. Et des fois, le matin, on travaille pas, parce qu'il y a des activités.
– Ils aiment, car comme ça, ils travaillent pas. C'est manière de dire. Non, eux sont ravis. Ils apprennent beaucoup.
– Contrairement à ce qu'on croit, l'école n'est pas obligatoire. Tout parent peut instruire son enfant lui-même chez lui. Ils sont 15 O00 à être déscolarisés, chaque année, pour cause de mobilité parentale, d'échec, de phobie scolaire, ou de handicap. 3 O00 d'entre eux le font par choix d'instruction et se passent de cours par correspondance. Il y a 10 ans, Sandrine est arrivée en milieu d'année, dans la région. Elle avait envie d'une instruction plus libre pour ses enfants. Et un refus d'inscrire sa fille en maternelle, faute de place, a tout déclenché.
– Je me suis dit : "Il y a peut-être quelque chose à faire, autrement." J'ai cherché des familles qui le faisaient. Ma fille était en maternelle. Ça n'a pas été difficile. Et après, j'ai continué, comme ça. Les années se sont enchaînées. Maintenant, elle est en cinquième.
– Depuis 10 ans, Gaël et Alexia choisissent l'heure à laquelle ils se lèvent. L'école s'adapte à leur rythme, pas l'inverse. L'instruction en famille est avant tout un projet familial.
– Mon mari a changé de travail pour être à la maison. C'est un choix. Des fois, c'est contraignant, parce qu'on est toujours tous les quatre ou tous les trois, ou à plusieurs, avec les copains des enfants. Mais je fais l'école à la maison pour ça, pour être en famille.
– Et vous, l'école ?
– Moi, j'ai détesté l'école. Mais pas mon mari. On n'a pas fait l'école à la maison parce qu'on a détesté l'école. d'abord, parce que ça a été un fait. On ne voulait pas de ma fille. Après, j'ai rencontré des familles qui faisaient ça et j'y ai réfléchi. J'ai vu mes enfants grandir. Et en discutant avec des familles qui scolarisaient leurs enfants, j'ai réalisé que je n'avais pas les mêmes problèmes à gérer. Les problèmes avec les profs, d'humiliation, de punition, toute cette violence au quotidien, je ne la vis pas, moi.