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Moi, Juan Carlos, roi d'Espagne


diffusion le vendredi 14 juin 2019 à 0h35 sur France 3

– La victoire aurait été amère si elle n'avait pas été partagée avec l'homme qui lui a transmis ces valeurs et cette ambition. Passé le ressentiment, don Juan apporte sa pierre à l'édifice. A partir de ce jour, il appellera son fils
– Je tiens à dire que je regrette de ne pas avoir donné plus d'importance à cet acte. Aujourd'hui, je l'aurais fait différemment. J'aurais donné plus d'emphase, plus d'importance. Parce qu'une personne qui renonce à ses droits et qui dit: "C'est à toi", hériter de ça, c'est très important.
– La cérémonie où mon père a renoncé à ses droits dynastiques fut très émouvante. J'y ai amené mes deux aînés. Ils étaient encore petits, mais je voulais qu'ils puissent se souvenir un jour de ce que leur grand-père avait fait pour son pays.
– Hériter de ça, C'est quelqu'un qui a consacré sa vie à l'Espagne, qui a sacrifié sa personne. la grandeur de cet homme. Il a juste dit: "Je te laisse tout."
– Majestad, por Espana, todo por Espana. Viva Espana !Viva el Rey !
– Le 22 juillet 1977, Juan Carlos est au Parlement pour ouvrir la session qui doit doter l'Espagne d'une nouvelle Constitution. Mais l'accueil est mitigé. Les députés socialistes refusent de l'applaudir.
– Il faut dire qu'à ce moment-là, j'avais tous les pouvoirs de Franco. Je les avais tous. Je me suis senti très bien. Je me disais : "Tous les partis "politiques, de droite comme de gauche, "tous ensemble, nous allons faire ça." fantastique. Ça a été merveilleux.
– Il parlait de réconciliation et de rétablir la démocratie, sans aucune limite. Après son discours, les socialistes l'ont applaudi.
– Les gens aiment le pouvoir et tout ça. Moi, j'ai cédé mes pouvoirs avec beaucoup de soulagement.
– Le 6 décembre 1978, la nouvelle Constitution est massivement approuvée par référendum.
– J'avais la main qui en tremblait presque. C'était un moment tellement important pour le pays, pour l'Espagne. On signait la Constitution. D'ailleurs, je la garde toujours là devant moi.
– Passer d'une dictature à une démocratie sans effusion de sang, sans effondrement de l'appareil, sans faire le procès du régime précédent, faire tout ça en même temps, c'est très difficile.