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Sénat en action


diffusion le jeudi 13 juin 2019 à 0h25 sur France 3

– Quand on est arrivés, l'école avait 3 classes. Au fur et à mesure des années, on a ouvert une classe en 2011 et une 5e classe en 2015. Nous sommes en contrat d'association avec la commune. Je suis directrice depuis 13 ans de cette école et bien qu'il y ait eu un changement de mairie, l'OGEC, l'organisme de gestion d'école, a toujours touché le financement de la mairie pour le primaire et les maternelles. Nous avons un forfait par élève qui est identique en maternelle et en primaire. Lors des réélections de 2014, le forfait a été réévalué et indexé sur le coût d'un élève du public. On a même augmenté ce forfait de manière notable. En 10 ans, on est passé de 70 élèves à 130 pour plusieurs raisons. Nous avons changé de site et je pense que les parents accordent de l'importance à l'espace, aux locaux. On a permis de pouvoir accueillir des enfants dans des locaux vraiment fonctionnels et accueillants.
– L'enseignement catholique en France, c'est 2 millions d'élèves soit environ 20% du total des élèves scolarisés dans notre pays, depuis la maternelle jusqu'au post bac. L'enseignement catholique va bien, si l'on regarde les effectifs. Nous sommes en forte croissance d'effectif depuis 10 ans. 100 000 élèves en 10 ans. Et une croissance à peu près répartie partout sur le territoire national.
– Il est passé chez moi ce matin.
– L'attractivité de l'école privée, ces enseignants brestois la vivent comme une concurrence. Ce matin, ils préparent la manifestation contre la réforme de la fonction publique. Mais la loi école les mobilise tout autant.
– Ce sont 2 choses concomitantes qui a priori, n'ont rien à voir. Mais au niveau du calendrier parlementaire, elles arrivent en même temps. Ça fait longtemps que les enseignants sont mobilisés, tant sur la question de la réforme des lycées d'un côté que sur cette fameuse loi sur l'école de la confiance qui, pour nous, est plutôt l'école de la défiance. La banderole du jour est sur la question de la privatisation. "Quand tout sera privé, on sera privé.e.s de tout".
– Les équipes enseignantes sont toujours dans la crainte d'avoir une classe qui ferme dans leur école publique car une année, 10 élèves seraient partis dans l'école privée.