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Crimes conjugaux

Dans les yeux d'Olivier


diffusion le jeudi 13 juin 2019 à 0h15 sur France 2

– Il travaille dans la gendarmerie." Il a eu son père au téléphone qui lui a dit que son fils était quelqu'un de bien, et que j'avais dû faire quelque chose. Ça a tout faussé. Le responsable de la police n'a pas voulu changer sa version des faits alors qu'il savait que dès le début, c'était pas cohérent. On a été tous les 3 mis en examen.
– A quel titre ?
– Violences volontaires avec arme.
– Pour chacun.
– Mon ex-concubine et son concubin n'ont rien eu. Moi, le JAF a suspendu mes droits de père. Alors que j'étais présumé innocent. J'étais juste mis en examen. Je devais voir ma fille dans une structure, 1h par mois.
– Sous la surveillance d'éducateurs.
– Ça m'a fait très mal. Quand je voyais ma fille, pendant 1/2h, elle voulait pas me voir. J'ai abandonné. J'ai dit : "Je refuse d'être "stigmatisé auprès de ma fille. J'ai dit que je ne pouvais pas continuer.
– Vous avez perdu votre fille.
– C'est là qu'on vous a empêché de consolider le lien avec elle ?
– Tout à fait. Ça a été la rupture. Ça m'a fait du mal.
– Pendant plusieurs années, c'est le calvaire judiciaire. La version de ses agresseurs est bien Malgré les preuves en sa faveur, Giraud n'arrive pas à convaincre et sombre dans la dépression. Seule lueur d'espoir, la presse s'intéresse à son affaire. Pas mal de presse autour de votre affaire. Ça a eu une importance, que la presse relate les faits et, quand même, s'étonne ?
– Ça m'a fait du bien d'en parler. J'ai vu qu'il y avait du monde derrière moi. J'étais moins seul. A l'époque, j'étais perdu, je savais plus quoi faire. J'étais à la maison, je buvais un peu, j'étais perdu. Le fait d'en parler, ça a été un exutoire. Ça m'a fait du bien. c'est pas si loin. C'était quand ?
– C'était en 2015. Ouais, ouais.
– En juillet 2013, l'heure du procès Tous les 3 comparaissent ensemble devant le tribunal correctionnel. Après 10 ans d'égarement, la justice se réveille. Le témoignage de Giraud est pris au sérieux par le président de la cour. Pour ses agresseurs, l'étau se resserre. Vos empreintes ne sont pas sur le couteau, y a pas d'ADN chez eux.