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Crimes conjugaux

Dans les yeux d'Olivier


diffusion le jeudi 13 juin 2019 à 0h15 sur France 2

– Parce qu'il a cassé la lame. sur les bacs à fleurs, plus loin. Une dame est venue me secourir. Je perdais beaucoup de sang. Elle est arrivée et m'a dit: "Je vais vous aider." Elle m'a mis les jambes en l'air...
– A quoi on pense, à ce moment-là ? Vous réalisez ce qu'il vient d'arriver ?
– Pas trop, non. Je réalise pas. Je suis...
– Choqué ?
– Je suis dans un autre monde. Je suis passé d'un type ordinaire à un roman policier. Dans une histoire aberrante. Non, je suis pas du tout... Je suis complètement abasourdi. Abasourdi.
– Giraud est hospitalisé entre la vie et la mort. Il a un poumon perforé et l'oreillette droite du coeur entaillée. Après 9h d'opération, il est plongé dans un coma artificiel qui durera une semaine. A son réveil, le cauchemar continue : 2 policiers viennent lui annoncer l'impensable. 'J'apprends que mes agresseurs ont porté plainte contre moi le soir-même.
– Une plainte pourquoi?
– Pour violences avec arme.
– Donc vous êtes devenu très vite l'agresseur.
– Tout à fait. Je me suis retrouvé perplexe. Je dis : "Attendez, c'est moi la victime." C'est ce que je dis aux policiers. A partir de là, l'enquête a été faite à charge, et comme j'étais en soins, je pouvais pas trop parler. Pendant que j'étais à l'hôpital, Ils ont pu alimenter leur histoire, de faire une version cohérente.
– Quelle est cette version ?
– C'est que je les ai bousculés, que je suis entré dans la cuisine, j'ai attrapé un couteau pour agresser mon ex-concubine. Et lui, a joué les justiciers, m'a désarmé et m'a planté après. Et ça chez eux, pas dans le local à poubelles. Il y avait déjà une bizarrerie dans l'enquête : dans le local à poubelles, il y a plus de 2l de sang et chez eux, rien. Quand je vois du sang par terre, je me dis que c'est là que ça s'est passé. Non, j'avais violé leur domicile. C'était ça, leur version.
– Autre détail important : le père de votre agresseur est gradé de gendarmerie.
– Il a appelé le responsable de l'enquête, parce que la police est arrivée tout de suite sur les lieux, et mon agresseur a dit à l'inspecteur de police : "Mon père veut vous parler.