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Chroniques méditerranéennes


diffusion le jeudi 16 mai 2019 à 9h45 sur France 3

– J'adore. Ça m'a donné faim, tout ça. Je vais faire une petite pause. Bonjour! Je vais prendre un petit scone. Je vous dois combien?
– 1,60, s'il vous plaît. Il parle nissart.
– Bonjour. Ici, on paye en nissart? C'est ça?
– Vous comprenez le niçois, c'est bien.
– Vous vous appelez comment?
– Cristou.
– C'est quoi, le nissart?
– C'est une monnaie locale. Il y a 19 commerces, artisans ou paysans, qui utilisent cette monnaie. Voilà les billets en vrai, il y en a 9 différents.
– Ça sert à quoi de payer en nissart?
– C'est un réseau qu'on pourrait dire vertueux, ce sont des gens qui vendent des produits locaux. Et de qualité.
– Comme ici. Et ici, des gens viennent et payent en nissart?
– Oui, quelques personnes payent en nissart pour privilégier le commerce local. Comme on est aussi en bio, ce sont des produits de qualité.
– C'est pour ça que je suis ici.
– 100 nissarts, ça fait combien d'euros?
– Un euro égal un nissart.
– 100 euros.
– Je ne pense pas que quelqu'un soit venu ici avec un billet de 100 nissarts. Les billets de 100 et de 50 servent pour les collectionneurs qui financent la monnaie.
– Chaque billet valorise le patrimoine niçois. Il y a un personnage.
– Le billet de 100 est important car Menica Rondelly a écrit l'hymne de Nice qui s'appelle "Nissa la bella".
– Lui?
– C'est l'aigle, le symbole de Nice, c'est celui qu'on trouve au stade de foot. Il s'appelle Mèfi.
– Si j'ai des nissarts en trop, je peux les changer en euros? Il faut les dépenser. On ne peut pas non plus les mettre en banque. C'est vraiment une monnaie pour l'échange.
– Et pour le commerce local.
– Seulement dans notre petit réseau.
– Je vous paye mon scone.
– Je vous rends un euro.
– Merci. Il parle niçois.
– Allez, on y va. Bonjour.
– Bienvenue. Mathieu.
– Ici, on mange nissart?
– Et on paye en nissarts.
– On vend les produits, on les cuisine et tout ça, ça se passe en nissarts avec toute l'économie circulaire qui se passe autour.
– Il me reste 2 nissarts.
– Là, Nathalie, tu vas devoir cuisiner. Si tu veux, je t'invite en cuisine, ça se passe là. Au travail. On va faire une spécialité un peu oublié, jamais cuisinée dans les restaurants.