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Le business de vos émotions

Envoyé spécial


diffusion le jeudi 16 mai 2019 à 21h15 sur France 2

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– Pourquoi?
– Anusha, l'adolescent de 13 ans mort sur le ring, c'était leur petit-fils. Ils l'ont élevé comme leur propre enfant et chaque objet lui appartenant a été conservé chez eux comme le bien le plus précieux.
– Il s'entraînait ici. Il tapait là-dessus, ensuite il enfilait ses gants et après, il faisait des abdos...
– C'est dur de parler de lui?
– Rien n'est comparable à ma douleur. Il me manque énormément.
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– Tous les trois vivaient dans une toute petite bicoque au toit de chaume. Avec l'argent de la boxe, ils ont pu faire construire cette maison en
– Avec l'argent du dernier combat, on a même pu installer l'électricité.
– Après le décès d'Anusha, tout s'est arrêté. Ils n'ont plus l'argent pour poursuivre les travaux. Plus trop goût à la vie non plus...
– Il a commencé à boxer quand il avait entre 8 et 9 ans. Il voulait aider sa famille. Il savait que grand-père et moi, on n'avait personne d'autre. Lorsqu'il gagnait 50, 80 euros de prime, il les donnait. Dès qu'il avait de l'argent dans la main...
– Il a combattu combien de fois? Au 174e combat, il est mort. Le plus qu'il ait fait, c'est trois combats par mois.
– Vous avez de la colère contre les gens qui organisent des combats de muay-thaï?
– C'était son destin, je ne peux dire autre chose.
– Un destin contre lequel des voix commencent à s'élever. A Bangkok, la capitale, centre névralgique du muay-thaï, où les plus grands champions s'affrontent dans les stades mythiques du Lumpinee et Ratchadamnoen... Des temples d'un sport business où les paris peuvent s'envolerjusqu'à atteindre des dizaines de milliers d'euros. Du grand spectacle où les K0 d'adolescents de 15 ans attirent de nombreux touristes. Des K0 tellement fréquents qu'une scientifique de Bangkok a décidé de mener une grande étude.
– C'est bien, on voit clairement qu'il y a eu une opération.
– Le professeurjiraporn Laothamatas, spécialiste en neurosciences, tire la sonnette d'alarme... Elle a fait passer un IRM à 335 enfants boxeurs et a constaté des dégâts neurologiques liés à l'accumulation de saignements dans
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