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Ça commence aujourd'hui


diffusion le jeudi 16 mai 2019 à 14h10 sur France 2

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– Vous essayez de vous racheter?
– Swann: Peut-être.
– Félix Bollaert : En même temps, vous faites terriblement du bien. Grâce à vous, peut-être qu'il n'y aura pas d'autres Swann dans cette situation. Qu'est-ce qui fait qu'il y a eu un déclic? que vous avez voulu vous consacrer aux 1ers secours?
– Swann: Je n'ai pas vraiment eu de déclic. Ça a été naturel. J'ai suivi des études de commerce etj'ai eu la chance de pouvoir en faire. Il est mort jeune. ne savait pas signer un chèque. J'ai vraiment pris la place de l'homme au foyer. Ma maman est issue de l'immigration. Elle savait parler français, mais elle ne se débrouillait pas du tout avec les documents administratifs. J'ai vraiment pris la place du père à la maison. J'ai quand même réussi à faire des études, ce qui n'était pas gagné. Ensuite, je me suis lancée dans une carrière, je gagnais très bien ma vie, mais je n'étais pas heureuse.
– Félix Bollaert : Vous aviez conscience que si vous vouliez travailler dans les 1ers secours, c'était par rapport à ce traumatisme?
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– Swann: Non.
– Félix Bollaert : Vous faites le trait d'union de façon évidente. Il a fallu un travail sur vous-même pour le réaliser?
– Swann: Oui. Je ne savais pas pourquoi je mettais autant de passion dans mon métier de pompier volontaire. J'ai dû arrêter les pompiers parce que j'ai eu un accident de travail. J'ai de gros problèmes au dos. Ça a été un autre chamboulement. La place de l'association m'a soulagée.
– Félix Bollaert : Quand avez-vous compris que vous essayiez de réparer quelque chose?
– Swann: C'est Victoria. C'est en parlant avec votre journaliste. Elle n'a pas l'air, comme ça.
– Félix Bollaert : Avant, vous n'en aviez pas conscience?
– Swann: Non, je n'ai pas réellement fait la connexion.
– Félix Bollaert : Vous avez des enfants? Ça paraît très limpide quand vous nous le racontez.
– Swann: J'ai mis des mots dessus. C'était latent. Grâce à Victoria, j'ai mis des mots dessus. C'est pour ça que je suis là aujourd'hui. Jusqu'ici, je n'en parlais jamais.
– Swann: Oui, 2. Je t'en passe un, si tu veux.
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