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Ça commence aujourd'hui


diffusion le jeudi 16 mai 2019 à 14h10 sur France 2

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– Au risque de paraître froide, ça ne m'intéresse pas. Je sais que ça fait... C'est le fils de quelqu'un.
– Félix Bollaert : Vous voulez vous protéger?
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– Brigitte: Je dois avancer. Il a pris la décision... La première fois que je suis allée chez le psychiatre, il m'a dit: de traverser la route." Je ne me suis pas levée le matin avec l'envie d'écraser quelqu'un. Je ne veux pas rester victime.
– Félix Bollaert : C'est fort. Savoir d'autres choses sur cet homme, c'est aller chercher des informations qui pourraient être extrêmement douloureuses.
– Dr F.Ferreri: C'est là qu'on n'a pas de recette miracle. Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut rien faire. Il y a eu un choc physique et psychologique intense. Vous étiez sidérée. Comment intégrer ce traumatisme à son histoire personnelle? Ce n'était pas prévu. Vous n'aviez pas des intentions terribles. La difficulté, c'est que ça modifie qui on est soi-même. Parfois, on devient plus distant, on a du mal à se projeter dans l'avenir. Pourtant, habituellement, on est quelqu'un de chaleureux. C'est le signe qu'on a été marqué. C'est normal de l'avoir été. Petit à petit, quel type de soutien pourrait vous aider à non pas oublier ce qui s'est passé, car ça ne s'oublie pas, mais à réussir à le réévoquer sans le revivre et le mettre dans une perspective où tout ce qui s'est passé s'est passé? Vous n'êtes pas responsable ou coupable. Vous êtes la victime des dommages collatéraux de ce qui s'est passé. Il faut s'autoriser à aller bien personnellement et à revivre le plus naturellement possible. La verbalisation, l'aide qu'on peut avoir de la part de l'entourage sont importantes. Il ne faut pas hésiter à aller voir des professionnels.
– Brigitte: Le professionnel, je n'ai pas envie de lui répéter cette histoire à longueur de temps. Je ne pense pas que ce soit... Je me connais un petit peu. Ce n'est pas quelque chose qui va me faire avancer.
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