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Télématin (suite)


diffusion le jeudi 16 mai 2019 à 9h10 sur France 2

– D'un côté, vous avez la police, de l'autre, les criminels. Il faut que je suive la loi et, en même temps, je dois tenir parole vis-à-vis des criminels. Si je ne tiens pas parole, vous imaginez ce qui peut m'arriver. Quand je parle à ces gens, je sais qu'ils n'ont plus rien à voir avec le vol originel. Je leur dis: "Je sais que vous ne l'avez pas volé mais vous avez ce tableau. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas un moyen pour nous de le récupérer? Si vous ne négociez pas avec moi, c'est la police qui va venir." La plupart du temps, on arrive à un arrangement pour qu'ils rendent les oeuvres et que la police arrête l'enquête.undefined
Pour le Picasso, par exemple, je me suis retrouvé avec des criminels qui me disaient: "Je suis un trafiquant de drogue mais j'ai un Picasso volé parce que quelqu'un m'a payé avec. J'ai voulu le vendre et on m'a dit qu'il était volé. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse avec un tableau volé? Je vais le détruire." Là, je leur dis: "Surtout pas! S'il vous plaît, rendez-le." Dans le reste du monde, on arrive à récupérer 8 à 10 % de l'art volé. Aux Pays-Bas, on en sauve 80%. La différence, c'est que dans la plupart des pays, même après 5 ou 10 ans, la priorité est d'attraper les voleurs.