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Télématin (suite)


diffusion le jeudi 16 mai 2019 à 7h10 sur France 2

–  Dans ces régions reculées, personne ou presque n'est assuré. Les gens ont appris à ne compter que sur leurs propres forces. Souvent, ce sont les villageois eux-mêmes qui sont à l'origine de ces incendies qui, chaque année, dès la fonte des neiges, se multiplient à travers le pays. Il suffit de voir ces dépôts d'ordures sauvages pour comprendre qu'au moindre souffle de vent, le feu peut se propager aux buissons alentour. Quand ce ne sont pas des cultivateurs, comme celui-ci, filmé par la télévision russe, qui brûle les herbes sèches sans un seul instant se préoccuper du danger.
– Je ne dis pas que c'est bien de faire comme ça, mais je brûle petit bout par petit bout. Comment voulez-vous que je fasse autrement pour me débarrasser de ces herbes?
– Avec la vague de chaleur qui sévit dans une grande partie de la Russie, les autorités craignent que les départs de feu se multiplient à grande échelle.
– Laurent Bignolas : C'est impressionnant. Ce qu'on voit sur ces images, c'est que les pompiers ont des moyens assez limités pour combattre ce fléau, non?
– Dominique Derda : Oui. Les moyens sont limités en matériel. Il y a très peu d'avions bombardiers d'eau et très peu d'hélicoptères. Les moyens sont très limités en hommes aussi. A l'est du lac Baïkal, une région grande comme la moitié de la France, il n'y a que 150 pompiers affectés en particulier à la protection des forêts. Depuis l'effondrement du régime soviétique, le nombre de gardes forestiers a été réduit de façon très importante. Or, ce sont souvent eux qui donnent l'alerte les premiers et qui permettent d'attaquer les incendies avant leur propagation. Ce sont souvent des volontaires qui viennent prêter main-forte aux pompiers. Des habitants des villes et des villages qui se sentent abandonnés par le pouvoir fédéral. On est à plus de 5000 km de Moscou, loin des yeux et des préoccupations du Kremlin, qui se décide à envoyer des moyens supplémentaires seulement lorsque les axes principaux de communication sont menacés.
– Laurent Bignolas : Merci. Passez une bonne journée. Revue de presse avec Patrice.