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De la Bretagne à l'île Maurice, à la rencontre des passionnés de la mer

Thalassa


diffusion le jeudi 16 mai 2019 à 1h45 sur France 3

– Sur sa base hélico, à l'aéroport de Vannes, Thierry Lignac est sur le qui-vive, toujours prêt à décoller pour affronter le vent et la houle, aux commandes de sa machine. Vrombissement moteur.
– Mon état d'esprit vis-à-vis de la tempête, malheureusement pour les terriens qui subissent les dégâts, moi, je suis ravi quand une tempête s'annonce, d'y aller. C'est mon job. Ce n'est pas un métier très difficile, mais j'ai la grosse chance, d'être le plus à l'ouest et le plus proche de ce site. Je suis souvent appelé pour aller faire ces images lorsque des tempêtes s'annoncent. Là, on est en pleine période de dépressions successives. J'adore y aller.
– Les dernières prévisions météo annoncent en mer d'Iroise de bonnes conditions de houle. Le photographe, Jean Guichard, a décidé de tenter sa chance ce matin. Peut-être pour lui de quoi immortaliser la furie de l'océan, la promesse de clichés exceptionnels. Et c'est à domicile que Thierry vient le chercher.
– Comment vas-tu?
– Bien et toi.
– Pas de problème pour te poser ici? *-La houle est assez marquée encore. *-C'est beau. La lumière est superbe. On est à 20mn de la marée basse. C'est le lieu où j'ai appris à voler. J'ai débuté en mer d'Iroise. C'était mon terrain de jeu et ça l'est toujours. Pour ce travail de prise de vue, c'est incomparable. Je ne connais pas d'autres endroits au monde. *-Tu dois avoir les vagues dans le champ? *-J'ai les vagues en 1er plan et le phare au fond à droite. Il y a des dépressions très marquées, avec des coups de vent très vifs, courts et la houle ne se lève pas. L'expression du vent, pour moi, photographe, c'est la houle. il n'y a pas de tempête. et le pilote flirtent avec les plus grosses vagues. Ils travaillent ensemble depuis des années. Leur confiance l'un dans l'autre doit être totale. Au milieu des déferlantes, le danger est omniprésent.
– On est au-dessus de l'enfer. Les vagues déferlent. On est à 5m en sécurité totale dans l'hélicoptère. 5m en dessous, on est mort. Les vagues se déchiquettent sur les récifs qui sont sur la pointe de Pern et en face du phare du Créac'h.