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Programmes de la nuit


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 3h00 sur TF1

– Total, c'était deux fois 4 500 euros.
– Vous avez signé ces bons ?
– Oui. Quand on n'est pas bien...
– Oui. Ils ont abusé de mon état. Je leur avais dit quej'étais pas bien, que je ferais une véranda, mais pas maintenant. Ils ont insisté en voyant que j'étais pas en forme, jusqu'à ce que je signe.
– Une fois les deux contrats signés, les commerciaux déposent le dossier auprès d'une société de crédit avec laquelle ils travaillent. Tout compris, Simone a un crédit de 20 000E à rembourser.
– J'ai payé une partie. Vu qu'ils me mettaient en recouvrement... et je paie 50 euros par mois. Je crois que je dois payer ça Il va falloir que je devienne très vieille.
– La société lui a facturé deux fois des radiateurs défectueux, et sa véranda n'a jamais été finie. Nous avons voulu en savoir plus sur la société qui a effectué ces travaux. Nous avons retrouvé d'anciens collaborateurs qui ont accepté de témoigner sous couvert de l'anonymat. Frank et Hervé y ont travaillé pendant 5 ans. L'un était commercial, l'autre directeur technique. Ils reconnaissent avoir pratiqué l'abus de faiblesse, leurs révélations sont édifiantes.
– Notre cible prioritaire, ce sont les vieux. La 2e, les ouvriers. Qui dit ouvrier dit peu de diplômes, donc pas évolué. Et s'il a pas d'argent, on lui colle un crédit. S'il a une tête de quelqu'un qui boit, c'est mieux. Il est plus facilement malléable. On attend juste qu'il ait bien bu, et on va le voir.
– Ils vendent, on va dire, 90% de financement. Quand le vendeur va en clientèle, il propose pas un produit, mais une mensualité. S'ils estiment que ce ménage a 100 euros de disponibles, ils vont lui mettre des produits pour 100 euros par mois. Ils vont proposer, par exemple, une fenêtre, qui va être vendue, on va dire 2 O00 euros, qui en vaut peut-être 500. Avec nos partenaires financiers, le client paiera 30E par mois, mais pendant 10 ans.
– Souvent, on allait dans les grandes et moyennes surfaces, à l'entrée. Et on attendait. On observait, on voyait ce qui arrivait. On choisissait notre victime.
– Je dormais mal, car il y a vraiment des gens qu'on a mis...