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Programmes de la nuit


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 3h00 sur TF1

– J'ai essayé de les calmer, de leur dire de partir, qu'il allait mourir. S'ils n'arrêtaient pas les coups, Monsieur m'a toujours mis en joue. Je m'avançais, il me disait : Recule, je vais te buter, recule !" Sous notre habit, nous sommes des hommes, avec des coeurs. c'est la première fois de ma vie que j'ai eu peur de mourir. Quand je suis intervenu c'était pour porter secours. Car mon engagement de pompier, c'est de porter secours, la protection des biens et des personnes. J'aimerais vous poser une question.
– Parlez au tribunal.
– Pardon. La petite soeur de ce monsieur est décédée dans un accident de voiture. Le papa de monsieur (bip) Je pense que les pompiers sont intervenus ce jour-là. Comme on le fait tous les jours. Aujourd'hui, je ne suis plus moi-même. Je disais à ma femme... y a quelques jours... "J'ai l'impression d'être mort et d'être un mort-vivant..." Je me demande quand ça va s'arrêter, tout ça.
– Tout ça, comme il l'espère, devrait s'arrêter bientôt. Plus exactement, après les plaidoiries, à commencer par celle de l'avocat des victimes.
– Dans un instant, les 2 agresseurs vont comprendre la gravité de leurs actes.
– Quelque chose à ajouter ?
– Oui. Je prends conscience des actes que j'ai commis. Je m'en excuse etj'en ai honte.
– Et le tribunal fera face a un cas de violence conjugale.
– Vous l'avez tapée, car il faisait sombre, vous avez pas fait exprès ?
– Au réveil, vous l'avez vue. Ca, c'est votre femme.
– Je donne la parole à la partie civile.
– Madame le président, cette violence gratuite, disproportionnée, dont on ne comprend pas le but, si ce n'est qu'on ne supporte pas les frustrations, et que de suite, on blesse pour blesser, on humilie pour humilier, on détruit pour détruire. Et on supporte rien. Pas un regard dans la rue. Je plaide pour quelqu'un qui est scalpé, enlèvement des peaux sur les mains, deux fractures de ses auriculaires. Vous avez vu le certificat d'hospitalisation : victime d'une machine agricole. Il est tellement broyé, ses blessures sont tellement spectaculaires, y a pas un médecin qui croit qu'un être humain a fait ça.