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Météo à la carte


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 13h05 sur France 3

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–  L'hiver, on a plus le temps de démouler et on peut moins surveiller les pièces. Quand c'est la canicule, il faut faire attention. Au départ, mes pièces se fissuraient.
– Ensuite vient l'étape de l'estampage.
– Là, je tape pour que la terre soit très dense et pour chasser les bulles d'air. De plus, le plâtre absorbe encore l'eau dans la terre.
– Son amour du métier, Christine l'a depuis le plus jeune âge.
– Mon jardin d'enfant était situé au pied des falaises. Enfant, la 1re pièce que j'ai pu réaliser, c'était chez une potière du village, avec des ocres. Je devais avoir 8 ans.
– Le Vaucluse, connu pour son Colorado provençal, a toujours été le terrain idéal pour la poterie. On y trouve depuis toujours le pigment naturel parfait.
– Il me faudrait de l'ocre jaune.
– Stéphanie est la 3e génération à la tête de la dernière carrière d'ocre du pays. Elle en extrait près de 800 tonnes par an.
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– On travaille avec les saisons. C'est assez long. La production de l'ocre dure environ un an. Au printemps, on va profiter des pluies pour laver l'eau et on va faire sécher tout ça avec le mistral au mois d'août. L'année dernière, on a eu des pluies jusqu'au mois de juin. On n'a pas pu sécher notre ocre et on a pris du retard. On a eu des commandes annulées. On est tributaires du temps.
– De cette terre colorée est née la faïencerie d'Apt, qui s'est distinguée de la faïencerie peinte.
– J'ai préparé quelques pièces.
– Marc, 75 ans, est un passionné de cet artisanat local. A l'origine, il était de couleur uniforme.
– Ce n'était pas une vaisselle de luxe. C'était vendu à tout le monde. Les machines à faire les assiettes n'existaient pas encore. Tout ça est apparu au XIXe siècle. Tout est fait à la main. Ça ne craint pas les coups. On peut les entrechoquer.
– Au fil des ans, les pièces se sont marbrées et ont connu leur apogée au début du XIXe siècle, jusqu'à la Première Guerre mondiale, qui marqua la fin de la production.
– Il restait quelques ateliers qui ont continué à tourner et qui se sont plus dirigés vers le luxe, les pièces
– C'estjustement auprès de Luc, l'un des maîtres en la matière, que Christine a appris ces techniques. Retour à l'atelier.
– J'ai ouvert le four pour vous montrer un peu quand ça sort. Là, il y a eu la 1re cuisson. Ce n'est pas émaillé.
– Après un bain d'émail et une 2e cuisson à 1000 degrés pendant 12 heures...
– Ici, on voit les nuances des ocres.
– Unique et différente à chaque pièce, colorée et décorée, avec Christine, la faïencerie traditionnelle d'Apt n'a pas fini de nous éblouir.
– J'aime être seule et ouvrir toute seule le four. C'est la magie des couleurs. Parfois, on fait des mélanges extraordinaires. Il faut laisser une part au hasard.
– Marine Vignes : On fait une petite pause pour admirer le ciel de Grenoble. On remercie Marité pour cette photo.
– Laurent Romejko : Il y a de la brume dans le fond de la vallée. Le temps est agréable. Il y a quand même des nuages.
– Marine Vignes : Avous de nous envoyer les photos et les vidéos de votre ciel.
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