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Histoire de se balader


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 9h45 sur France 3

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– Ma mère a vécu ici ses plus belles années de jeunesse. Avec mes grands-parents, ils sont arrivés en 1925. Ensuite, elle a été institutrice pendant ces périodes difficiles de guerre, des années 40. Elle a continué toute sa vie dans le village de Saint-Georges-du-Vièvre.
– Je suis très curieux de savoir précisément comment on pouvait être résistant, comment on transmettait les messages. Je vous propose qu'on aille là-bas pour en parler. Les Allemands étaient dans quelle partie du château?
– Dans son centre, le château a été réquisitionné par les Allemands. Mes grands-parents et ma mère étaient dans l'aile du château, la petite partie régence. Au milieu, entre le château et cette petite partie, c'était la chapelle. Chapelle importante car c'est là que transitaient les messages.
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– C'est fou. On avait les Allemands ici et les messages des résistants à quelques mètres. Comment les Allemands n'ont pas pu se douter qu'il y avait un travail de résistance mitoyen?
– C'était l'idée de la résistance de ma mère et de mon grand-père, de dire: plus la ficelle est difficile à avaler, meilleure elle est, donc "on va cacher les messages dans la chapelle." Ils ont aussi caché des parachutistes et des résistants qui transitaient dans les greniers, soit du château, soit dans l'aile du château où habitaient mes grands-parents.
– Ça veut dire que si les Allemands étaient là, ils étaient aussi dans le jardin et dans le parc. Ces parachutistes, ces Anglais... Pourquoi ne les voyait-on pas?
– C'était toujours la nuit. Le nom de résistant de mon grand-père, c'était Blaireau. Ce n'est pas pour rien, c'était lui qui sortait la nuit, qui ravitaillait les résistants.
– Le rôle de votre maman, en l'occurrence?
– C'était de porter ces messages et de savoir quand allaient arriver ces résistants, ces parachutistes.
Elle récupérait des messages là où elle était institutrice, dans un petit village d'à côté. On lui passait ces messages, elle revenait au château, mon grand-père récupérait ces messages qui disaient qu'un parachutiste allait arriver cette nuit à La Pilvedière.
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