logo Le moteur de recherche de la télé

Histoire de se balader


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 9h45 sur France 3

– L'an dernier, on a eu quand même un prix d'honneur, c'est important.
– C'est comme les cuisiniers. on en a 2, on est content, à 3 étoiles, on stresse. Peut-être qu'il faut pas monter.
– On est très bien. De toute façon, on fleurit pour le village et pour les touristes. On ne fleurit pas pour avoir les honneurs. Mais ça fait plaisir quand même.
– La reconnaissance du travail. Ça fait quand même 22 ans que je m'occupe du fleurissement.
– Pourquoi la fleur est si importante pour vous?
– Car elle apporte un peu de paix, de bonheur. Quand on sort dans le jardin, on a l'impression de vivre un peu.
– Les fleurs sont-elles une sorte de thérapie?
– Peut-être. Mon plaisir, c'est d'être avec les 2 agents communaux et de venir travailler avec eux, enlever les mauvaises herbes. On n'emploie plus du tout de désherbant ni de pesticides, on fait tout à la main. La nature a pris assez, maintenant, il faut la préserver. On mange assez de cochonneries comme ça sans encore en ajouter. Avec mes 2 employés communaux, on s'entend très bien. Je leur rouspète beaucoup dessus aussi pour qu'il y ait le moins possible de dégâts et ils n'ont pas toujours beaucoup de temps. A 2 dans une commune aussi importante, c'est beaucoup de travail. Beaucoup beaucoup.
– Quand vous avez commencé à fleurir le village, au début, il n'y avait pas du tout de fleurs ni d'aménagements?
– Non. On a tout fait.
– Je vous souhaite de continuer
– Il faut se battre pour ce village.
– Je vous fais la bise. Merci, Monique. En plus, Monique est rock'n'roIl car regardez, elle a des clous sur les épaules. Et ça, c'est pas donné à tout le monde. La classe. Viens Monique, on y va. Sur 15 commerces, 14 sont tenus par des femmes. Justement, qu'en pensent les mâles du village? Car les femmes, ce sont les hommes qui en parlent le mieux.
– C'est original que ce soient des femmes, au contraire.
– Je suis bien d'accord.
– Il faut qu'elles bougent, les femmes.
– Pensez-vous que ça aurait été très différent si ça avait été des hommes qui avaient repris tous ces commerces?
– Il n'y aurait peut-être pas eu ces relations privilégiées qu'elles ont entre elles.