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Histoire de se balader


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 9h45 sur France 3

– J'étais retournée sur Rouen pendant 2 ans et demi, le temps de mes études. Je suis revenue pour l'institut.
– Et la ville, non?
– Jamais.
– Pourquoi?
– La campagne, c'est tellement plaisant. Ce n'est pas la même clientèle.
– Les gens sont moins stressés?
– Beaucoup moins. Et on a le temps de parler.
– Est-ce qu'on a suffisamment de clients ici pour pouvoir vivre?
– Oui. Surtout l'été, il y a énormément de gens. Je n'ai pas forcément d'horaires de fermeture, je peux travailler qu'à 21h, ça arrive. J'ai les moyens de prendre tout le monde quand même, même si je suis toute seule. Il y a toujours du monde.
– Ça donne une ambiance particulière, le fait que ce soient des femmes dans les commerces?
– Peut-être, quand même. Du coup, on a tendance à se réunir un peu plus souvent. Avec mon métier, elles peuvent être clientes chez moi plus facilement.
– Elles se livrent ici?
– Oui, quand même.
– Quels sont les secrets des habitantes?
– Ça reste un secret professionnel.
– Secret professionnel... Il y a des fêtes organisées régulièrement dans le village?
– Il y a des foires à tout qu'on fait 2 fois par an.
– C'est une foire où il y a tout?
– Une petite brocante, oui.
– Et ça, c'est unique. Toutes ces rencontres n'ont pas lieu dans tous les villages. Certains sont en train de mourir. En revanche, ici, on a du dynamisme.
– Oui. Ils font la fête de la soupe, il y a toutes les façons possibles de se réunir.
– Ah oui, il y a plein de fêtes. j'ai des ongles brésiliens. Il parle portugais. Je te souhaite de continuer très longtemps. Je reviens ici dans 20 ans, ça sera encore plus grand. Merci, et je suis très content.
– Plus beau que jamais. On est dans un village de 850 âmes et on a 2 salons de coiffure. Je suis très bon en calcul mental, ça nous fait à peu près du 425 clients pour le salon de droite et 425 clients pour le salon de gauche. Les cheveux doivent bien pousser ici. Etonnant. Je me laisse pousser la barbe et je reviens, d'accord? Je la laisse bien pousser. Bonjour.
– Noëllie.
– Vous êtes quand même la personne très importante dans le village, plus importante que le maire.