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Souffrir d'être gros...


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 22h45 sur France 2

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– Si on ne veut pas se voir, ce n'est pas pour rien. Je sursautais quand j'apercevais mon reflet, à une certaine époque, car ça correspondait tellement pas à l'image fantasmée...
– On finit par cacher le reflet et à ne plus vouloir le voir.
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– C'est ça, car on ne se reconnaît pas. Dans mon livre, je parle du monstre du miroir. Ce n'est pas pour qu'on dise "Mais non, tu n'es pas un monstre", c'est qu'en fait, je ne reconnais pas ce que je vois. ce n'est pas l'image fantasmée que j'ai. C'est aussi une façon de survivre à ces prise de poids qui sont assez conséquentes.
– Ju liette? Vous aussi, vous avez eu cette volonté de ne pas vous voir quand vous grossissiez?
– Je n'avais pas forcément cette volonté. En revanche, j'avais des moments où je me voyais hyper mince et 2s après, je me voyais vraiment obèse. J'avais ce truc-là, que j'ai encore maintenant un peu. Mais je suis assez au clair avec ce que je suis, pourquoi je suis comme ça.
– Le titre de votre livre, j'en profite pour le présenter, ça sort demain. Achetez-le, c'est vachement bien. Il y a plein de petites choses. C'est très positif, ça s'appelle "T'es bonne bébé!" Pourquoi? C'est un peu de mon âge de parler comme ça.
C'est un truc que je dis depuis longtemps. C'est une manière un peu moderne de dire que ça va, que tout va bien, d'être tranquille. Ça parle de ma vie, d'acceptation, de vulnérabilité, d'estime, de regard, tout ça. Je voulais rebondir sur ce qui a été dit. Je pense que par rapport au regard de l'autre, tout ça comprend plein de choses. Il y a notre regard, ce que les gens projettent, plein de choses. S'il n'y avait pas ça, il n'y aurait aucun complexe. C'est un truc très clair. Sans le regard des autres, le complexe n'existe pas. Ça peut faire réfléchir des gens.
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