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Souffrir d'être gros...


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 22h45 sur France 2

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– Pour le film, j'ai plus eu l'impression que ça me ramenait à la réalité.
– Ce film est formidable aussi car il permet, pour les gens qui ne connaissent pas de l'intérieur, de prendre conscience de la violence et de la réalité de cette grossophobie que subissent des milliers et des milliers de femmes et d'hommes en France. Vous avez dit, avant ce film, Juliette, que vous aviez du mal à utiliser le mot grosse.
– Moi, c'est le mot grossophobie qui ne me convient pas. C'est comme homophobie. On n'a pas peur des gros. C'est ce mot qui me gêne.
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– Mais il est important, ce mot. C'est important de mettre un cadre sur une violence.
– Mettons-le. J'ai envie de le nommer autrement. Mais je n'ai pas encore inventé le terme. Bien sûr qu'il est important. Ça nomme les choses. Mais je trouve que ça met encore un peu dans des cases. Il y a ce truc de la grossophobie... C'est comme le féminisme, c'est devenu un melting-pot de plein de choses.
– On fera une nouvelle émission et on vous invitera aussi dessus. En un mot et ensuite, on écoutera un de vos extraits, car vous êtes très présente sur ce sujet sur Internet notamment, diriez-vous que c'est un film engagé de votre part? Une forme d'engagement, de combat?
– C'est un film engagé de Raphaëlle. Pour moi, c'est un vrai film de car ça parle d'un sujet de société.
– Dont on parle peu, il faut le dire.
– Très peu, bien sûr. Me concernant, ça a été...
Je ne suis pas du tout un porte-drapeau. Comme Gabrielle. Je ne suis pas un porte-drapeau des gros, des obèses, pas du tout. Mais il y a eu un truc où je me suis plus intéressée à ce sujet-là. Et je me suis rendu compte des injonctions, des discriminations à ce niveau-là.
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